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La GAZETTE
de l'Académie des Sciences,
Arts et Belles-Lettres de Caen
(N°18
Hiver 2007)
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EDITORIAL
En
guise de bilan
Quitter la présidence
de notre Académie est un moment d'émotion et de réflexion
qui m'incite à évaluer ce qui a été
fait pendant ces deux décennies et la situation que je laisse
à mon successeur. Je sais que le rôle du président
ne se résume pas à son titre et son habit, et je sais
aussi que, les quittant, je resterai actif au service de notre Compagnie.
Je ferai mentir Montherlant qui, parodiant un aphorisme célèbre,
écrivait: «L'ennui naquit un jour de l'uniforme
ôté».
Ce fut un grand honneur pour moi, et un plaisir chaque jour renouvelé,
d'être votre président. Je ne regrette en rien les
aller-retour, deux à trois fois par semaine, entre mon village
lointain et Caen, car, pour votre service, j'ai pu, dans l'enthousiasme
et avec l'appui du bureau et de la Commission administrative, poursuivre,
entreprendre et gérer la tâche que vous m'aviez confiée.
J'ai poursuivi, en l'améliorant, la parution bi annuelle
de La Gazette et publié, en les replaçant
dans leur rythme annuel, deux livres de nos Mémoires,
ceci avec l'habituelle compétence technique de Bernard Garnier
et de nos correcteurs Yves Noël et Marcel Weyant. Il y a un
an, je présentais un nouveau «trombinoscope»
rassemblant la photo et les coordonnées de cent vingt de
nos membres contre quarante huit l'année précédente.
Un nouvel exemplaire, encore plus complet, paraîtra au cours
de l'année 2008.
La modernisation de nos moyens s'est accélérée
durant ces deux années: ordinateur, imprimante, borne de
sonorisation, micros cravate et micros balladeurs, écran,
rétro-projecteur, PC ... Avec ces matériels, et grâce
au savoir-faire de notre secrétaire, un diaporama a été
créé. Nous allons prochainement le sonoriser.
Nos activités ont été multiples.
Trente conférences publiques ou privées ont été
proposées depuis deux ans, toujours de haut niveau, et en
alternance avec celles qu'organisent nos Amis de l'Académie.
Douze autres conférences sont programmées pour l'année
2008. Nous avons proposé à la Région des thèmes
de réflexion. Nous avons créé ce que j'appelle
des "labels de l'Académie" en accordant des partenariats
à l'occasion des années Senghor, Mozart et Grieg,
en particulier avec l'ensemble orchestral Capricèio de Jean
Malraye. Notre site Internet est maintenant traduit en allemand,
après l'avoir été en anglais.
Nos finances sont saines et j'ai respecté
l'engagement pris lors de mon élection de ne pas augmenter
le taux des cotisations durant mon mandat. Merci à nos sponsors
et aux collectivités territoriales qui nous subventionnent.
Au plan des membres de notre Académie, nous
avons, hélas, eu à déplorer depuis deux ans
le décès de sept confrères et consœurs:
Raymond Triboulet, André Journaux, Robert Verger, Edouard
Zarifian, Mgr Bernard Jacqueline, Jean Bouglé, Josée
Berthault. Ayons pour tous ceux qui ont des problèmes de
santé une pensée amicale et solidaire.
L'évolution des effectifs est considérable
puisque nous comptons aujourd'hui 44 membres titulaires, 138 associés
correspondants et 8 membres honoraires, soit 190 membres dont 46
nouveaux depuis deux ans. Cet accroissement que nous avons recherché
depuis ma prise de fonctions, a revitalisé et rééquilibré
notre Compagnie en diversifiant le recrutement: douze de ces nouvelles
recrues sont extérieures au département du Calvados,
quatre sont d'origine étrangère (Allemagne, Italie,
Grande Bretagne), dix neuf appartiennent au monde enseignant
et universitaire, onze au monde administratif et à l'entreprise,
huit au monde des lettres et des arts, quatre au corps médical,
un à l'armée. Enfin, j'ai eu la satisfaction d'accueillir
dix femmes.
Que tous ceux qui ont répondu au contrat moral que j'avais
passé début 2006 avec chacun d'entre vous: recruter
au moins un filleul durant mon mandat, en soient vivement remerciés.
Continuons dans cette voie.
A l'aube de cette nouvelle année, permettez-moi de présenter
à tous mes vœux de santé et de satisfaction personnelle
et professionnelle, et de former le souhait que tous contribuent
à élargir la grande famille de notre Académie.
Bernard
GOURBIN
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Fin
mai
- Le 21 - Réunion de la Commission administrative.
- Le 31 et 1er juin: L'Académie invitée aux diverses
manifestations du 50e anniversaire de la reconstruction de l'Université
de Caen-Basse-Normandie prévues au printemps et à
l'automne.
Juin
- Le 7 - Cinquième rencontre informelle de la Commission
avec deux nouveaux membres associés, MM. Le Fèvre
et Lefebvre-Filleau, et un candidat, M. Lebras.
- Le 8 - L'Académie représentée à
la remise, à l'hôtel de ville, du prix littéraire
de la ville de Caen 2007 et du prix littéraire des lycéens
de la ville de Caen décernés à Muriel Barbery
pour son roman "L'élégance du hérisson"
(Gallimard), en présence de notre confrère Gérard-Guy
Mouchel, président du jury.
- Le 12 - Sixième rencontre informelle entre la Commission
et trois nouveaux membres associés: Mmes Halbout-Cohen,
Valla-Lequeux et M. Sinsoilliez, et une candidate, Mme Fehlmann.
- Le 16 - Conférence publique de notre confrère
Joseph Maalouf, directeur du département de philosophie
à l'université libanaise de Beyrouth, sur le thème:
"La question de la vérité dans les
religions".
- Le 18 - Réunion de la Commission administrative.
- Le 22 - L'Académie représentée à
l'inauguration de l'exposition "Trésors de
Slovaquie orientale" au musée de Normandie.
- Le 23 - Septième rencontre informelle de la Commission
avec un nouveau membre associé, M. Chomette, et un candidat,
M. Lépinard.
- A l'invitation de notre collègue Patrick Ramade, l'Académie
invitée à l'inauguration de l'exposition Philippe
Borderieux au musée des Beaux-Arts.
- Le 25 - Finition par notre secrétaire de la mise en ligne
de la version allemande du site de l'Académie.
- Le 30 - L'Académie représentée à
la présentation officielle, au siège de la Communauté
de communes de Saint-Sauveur-Landelin (Manche), de l'ouvrage de
notre confrère Robert Sinsoilliez, préfacé
par Philippe Seguin: "Le prince Charles-François
Lebrun".

Juillet
- Le 6 - L'Académie
invitée à l'inauguration de l'exposition
des sculptures, lettres et dessins de Camille Claudel au Centre
International de Deauville puis à la conférence
"Camille Claudel, génies et enfers"
animée par notre confrère Michel Brethenoux.
- L'Académie
également invitée au vernissage de l'exposition
de peintures de notre consœur Mareike Wolf-Fédida
à la mairie de Trévières.
- Le 7 - Huitième rencontre informelle entre la Commission
administrative et deux nouveaux membres associés: Mme Wolf-Fédida
et M. Sochon.
- L'Académie se voit attribuer une subvention de 2 800
€ par la Direction des Affaires culturelles (DRAC) du Calvados.
- Le 13 - Une subvention de fonctionnement à hauteur de
1 800 € attribuée par le Conseil général
à l'Académie de Caen.
- Le 19 - L'Académie invitée au vernissage de l'exposition
"Caen aux XVe et XVIe siècles"
organisée par notre confrère Yves Lecouturier, directeur
du Musée de la Poste et des Techniques de Communication.
- Le 27 - Fermeture du secrétariat de l'Académie
(vacances du secrétaire Nicolas Rajaomilison).
Août
- Le 5 - Participation
de dix de nos membres (Vladimir Fédorovski, Michel Giard,
Babette Halbout-Cohen (en bas à droite), Gilles Henry,
Yves Lecouturier, Jean-Pierre Marin, Gérard Pouchain, Mareike
Wolf-Fédida) à la 23e Journée du Livre de
Granville qu'organise notre président Bernard Gourbin avec
l'appui de notre collègue Robert Sinsoilliez et de la Société
des Auteurs de Normandie présidée par Michel de
Decker.

- A
l'invitation de l'association Saint-Rémi d'Annebault, notre
confrère JeanJacques Bertaux, conservateur en chef
honoraire du musée de Normandie, fait un exposé
sur Les Ermites, particulièrement les
Saints connus et vénérés en Normandie.
-Le 9 - Vladimir Fédorovski, Michel Giard, Bernard Gourbin,
Selva Gourcy, Jean-Paul Lefebvre-Filleau, Gérard Pouchain,
Robert Sinsoilliez et Mareike Wolf-Fédida également
invités au 19e salon du Livre de Cabourg "Lire
à Balbec" présidé par Gonzague
Saint-Bris. Notre collègue J-P Lefebvre-Filleau prononce,
la veille à la salle des fêtes, une conférence
sur "Zola et l'affaire Dreyfus, l'histoire d'un
double crime", thème de son dernier livre.
- Le 27 - Réouverture du secrétariat.
Septembre
- Le 22 -
Conférence privée de notre collègue Philippe
Mugler: "L'histoire du papier monnaie".

- Election
de cinq nouveaux membres associés correspondants: Mme Simone
Fehlmann, inspecteur d'académie honoraire (parrains: Jacques
Moulin et Jean-Louis Dumas); Mme Silvia Fabrizio-Costa, professeur
de langue, littérature et civilisation italiennes (parrains:
Alain Goulet et Gérard-Guy Mouchel); M. Dominique Lebras,
procureur général de la République (parrains
Jean-Pierre Marin et Bernard Blanchard);
M. Xavier Alexandre, journaliste (parrains: Bernard Gourbin et
Jean-Marie Lepargneur); M. Bernard Legrand, ancien directeur général
adjoint du Comité européen des assurances (parrains:
Yvon Bénard et Jean-Marie Lepargneur).
- Plusieurs
membres de l'Académie participent à la réunion
de la Société d'Histoire de la médecine de
l'Ouest qui se déroule à Hambye.
- Le 24 - Réunion de la Commission administrative.
- Le
29 - Découverte d'une nouvelle partie du patrimoine du
Bessin à l'occasion du 2e rallye: "Le Bernesquois".
Il se déroule parmi les villages perdus et les vieilles
terres du Bajocien (Fontenailles, Le Chaos, le Bouffay, les Pertes,
Villiers-Port, Escures, les Fosses Soucy ... ) et les fermes fortifiées
(Vaumicel, Rouge Fosse, Le Hommet, Lieu d' Amour, La Rivière,
l'Hermerel, le manoir de Miss France 1967, la maison de Du Guesclin
... ). La journée se termine par un pique-nique à
Bernesq chez le président et son épouse.

- Remise
des insignes d'officier dans l'Ordre National du Mérite
à notre confrère le professeur Jean-François
Duhamel, par son frère le journaliste Alain Duhamel, à
l'hôtel Mercure Caen-Côte de Nacre.
Octobre
Le 5 - L'Académie invitée à une Table ronde
autour de la traduction du "Guépard"
de Giuseppe Tomasi di Lampec par Jean-Paul Manganaro. Cette rencontre
est organisée à l'IMEC (Abbaye d'Ardenne) par notre
nouvelle consœur Silvia Fabrizio-Costa.
- Les 5 et 6 - L'Académie participe à l'amphithéâtre
Copernic au colloque "Il était une fois l'Université
de Caen Basse-Normandie"à l'occasion du 50e
anniversaire de sa reconstruction. Notre confrère Jean
Laspougeas fait un exposé sur le thème "Entre
réformation et suppression: l'université de Caen
de 1786 à 1791". Notre autre confrère
Pierre Brunet, évoque, pour sa part, "La chaire
de géographie" .
- Le 8 - L'Académie invitée par Mme le Conservateur
de la section Sciences de la bibliothèque universitaire
et par la Société Linéenne de Normandie à
l'inauguration de l'exposition "Linné et la
biodiversité" dans les locaux de la bibliothèque
scientifique, Campus 2 Côte de Nacre.
- Le 11 - A l'initiative de M. Jean-René Vicet, inspecteur
d'Académie, directeur des Services départementaux
de l'Education nationale du Calvados et de Mme Brigitte Le Brethon,
maire de Caen, l'Académie invitée à la présentation
des travaux "L'école au musée"
réalisés par des élèves des établissements
scolaires des ZEP de la Grâce de Dieu et de la Guérinière
ainsi que du réseau Ambition Réussite du Chemin-Vert.
- A
l'occasion de la fête de la Science, l'Association Astrogène
invite notre confrère Yvon Bénard à la salle
polyvalente de Deauville pour s'exprimer, en tant que pneumologue
honoraire, sur "L'oxygène".
- Le 13 - Notre confrère Jean Malraye représente
l'Académie à la finale télévisée
du Grand prix européen de piano Via do Perlemuter remporté
par le Français Romain Descharmes dans le grand auditorium
du Conservatoire national de Région à Caen. Cette
finale est placée sous la présidence de M. Jan Figel',
commissaire européen à la Formation et à
la Culture, de Mme Christine Albanel, ministre de la Culture et
de la Communication, de M. Jean-Pierre Jouyet, secrétaire
d'Etat chargé des Affaires européennes ainsi que
des ambassadeurs du Portugal, de Bulgarie, de la République
Fédérale d'Allemagne, d'Espagne, d'Italie, de Grèce,
du chargé d'affaires de Pologne, des maires de Caen, Hérouville
Saint-Clair et Ouistreham et du président de la Communauté
d'agglomération de Caen-la-Mer.
- Conférence
publique de M. René Hénane, médecin général
inspecteur de l'armée française en retraite et écrivain:
"La poésie d'Aimé Césaire".
- Le 15 - Neuvième rencontre informelle entre la Commission
administrative et trois nouveaux membres associés: Mme
Silvia Fabrizio-Costa, MM. Xavier Alexandre et Bernard Legrand.

- Les 16 et 17 - L'Académie invitée au colloque
organisé par le Comité des travaux historiques et
scientifiques (CTHS), salle Vasari, à Paris.Thème
du colloque: "Les publications des sociétés
savantes à l'ère du numérique"
.
- Le 18 - A l'occasion de la création d'Il Sant' Alessio,
de Stefano Landi, au théâtre de Caen, notre confrère
Jean-Jacques Bertaux, ancien conservateur du musée de Normandie,
prononce une conférence évoquant "La
légende de Saint Alexis".
- Du 18 au 21 - L'Académie participe au 42e congrès
des Sociétés historiques et archéologiques
de Normandie à Louviers. Communications, le 18, de notre
consœur Jacqueline Musset sur "Les voies de
communication dans le «département» de Caen
en 1788"; le 19, de notre confrère Vincent
Juhel (avec Françoise L'Homer) sur "Nikolaus
von Popplau au Mont-Saint-Michel en 1485, voyage et itinéraire
d'un chevalier silésien en France à la fin du XVe
siècle"; le 20, de notre confrère
Yves Lecouturier sur "La route postale de Paris à
Cherbourg" .
- Le 22 - Première réunion du comité de pilotage
du salon du livre de Caen 2008, salle de la Légion d'honneur
à l'Hôtel de Ville. Il se tiendra sur le thème:
"Aux sources du savoir" les 24 et 25
mai.
Novembre
- Le 1 - Sous l'impulsion de notre confrère Jacques Avoine,
président des deux associations, la fusion entre la gestion
de la réserve naturelle géologique du Cap romain
et celle du Patrimoine géologique de Normandie (APGN) devient
effective. L'APGN regroupe l'université de Caen, le bureau
de recherches géologiques et minières, les réserves
naturelles de France, l'association régionale académique
des professeurs de biologie-géologie, la Société
Linéenne de Normandie, le musée d'histoire naturelle
du Havre et les communes de Bernières et Saint-Aubin-surMer.
- Le 3 - Conférence
publique supplémentaire avec Mme Annelie Jarl Ireman sur
"Grieg et son temps". Des extraits
d'œuvres musicales sont diffusés.

- Le 4 - Dans le prolongement de cette conférence, début,
à la salle des fêtes de Biéville Beuville,
du festival de la musique européenne
consacré à la Scandinavie, à l'occasion du
centenaire de la mort de Grieg et du cinquantenaire de la mort
de Sibélius, par l'ensemble orchestral Capriccio sous la
direction de notre confrère Jean Malraye et auquel l'Académie
accorde son partenariat. Six concerts s'échelonnent en
divers endroits de la ville de Caen jusqu'au 18 novembre.

- Le 10 - Parmi une centaine d'écrivains,
quatre des nôtres: Vladimir Fédorovski, Michel Giard,
Bernard Gourbin et Robert Sinsoilliez participent dans les salons
de la présidence du Sénat, à Paris, au 77e
après-midi du Livre de l'association des Ecrivains Combattants,
placé sous le haut patronage du Président de la
République.
- Le 12 - Nombre d'entre nous assistent, au cimetière Saint-Gabriel,
à l'inhumation de notre consœur Mme Josée Berthault,
artiste peintre, professeur honoraire de Lettres et membre titulaire
de notre Académie.
- Réunion
de la Commission administrative.
- Du 12 au 25 - L'Académie invitée, à Caen
et en région, aux diverses manifestations du XVIe festival
Les Boréales.
- Le 16 - Participation de l'Académie à la réunion
préparatoire du Comité scientifique de l'Université
d'été de la paix, à l'hôtel de ville
de Caen. La prochaine Université d'été -
cinquième du nom - se déroulera du 6 au 19 juillet
2008.
- Le 17 - Conférence privée de notre collègue
Frère Dominique Dauzet: "Les archives diocésaines
de Bayeux et Lisieux: promenades inattendues".
- Election
de deux nouveaux membres associés correspondants: MM. Prudent
Philouze, médecin accoucheur honoraire (parrains: Bernard
Gourbin et Yvon Bénard) et Edmond Thin, écrivain,
directeur honoraire du commerce et du développement local
à la CCI centre et sud Manche (parrains Bernard Gourbin
et Jacques Moulin).
- Le 28 - Dixième rencontre informelle entre la commission
administrative et les deux derniers nouveaux membres associés
agréés: MM. Prudent Philouze et Edmond Thin.
Décembre
- Le 8 - Conférence publique de notre confrère le
docteur Yvon Bénard: "Histoire controversée
de la découverte de la pénicilline".
- A
l'issue de cette conférence, remise par notre consœur
Jacqueline Musset, présidente du jury, du prix littéraire
de l'Académie à la lauréate 2007, Mme Ilbong
Pak Chong-ja pour son ouvrage: "Le voyage d'une artiste
coréenne en Normandie" (éditions Ouest-France).
Un chèque de 1000 €, offert par la Caisse d'Epargne
de Basse-Normandie, récompense la lauréate. Un vin
d'honneur clôt la cérémonie.
- Les 8 et 9 - En l'absence du président Gourbin, empêché,
nos collègues Claude Roche, secrétaire perpétuel,
et Jacques Moulin, président des Amis de l'Académie,
participent à Paris, à la Conférence des
Académies des Sciences, Lettres et Arts. A l'occasion du
colloque organisé sur le thème: "La
Nation française", notre confrère
le professeur honoraire Jacques Boyer présente en séance
publique une communication sur le débarquement de 1944:
"Opération Overlord".
Le 14 - Banquet
annuel de l'Académie.
- Le
banquet est précédé d'une conférence
privée de notre collègue Marcel Weyant
sur le thème: " Maria Sibylla Merian (1647-1717),
une naturaliste et une grande artiste injustement méconnue".
Au cours du repas, le président dresse le bilan de ses
deux années, distribue La Gazette de Noël et le livre
des Mémoires de l'année 2006. Le tout est suivi
d'un concert de harpe par notre nouvelle consœur, Mme Bertile
Fournier-Huguet.
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Nouveaux
membres associés-correspondants
Qui
sont-ils?
Elisabetta
Limardo-Daturi. A Gènes, sa ville natale, elle
étudie les langues anciennes, l'histoire grecque et latine,
la littérature italienne, l'archéologie grecque et romaine
ainsi que l'histoire de l'art et les techniques artistiques. A une
première thèse en Italie sur les Sources hébraïques
dans l'iconographie d'Esther, succède à Paris une thèse
de doctorat, toujours sur l'iconographie de l'histoire d'Esther. Après
un passage à Mantoue puis à Paris, elle enseigne, depuis
2002, à l'université de Caen, l'italien ainsi que l'histoire
de l'art et de l'illustration. Elle est aussi traductrice (parrains:
Jean Colin et Christian Dereims).
Marie-Thérèse Valla-Lequeux.
Originaire de Lisieux, elle passe sa thèse de docteur en médecine
à Paris. Elle exerce, en qualité de pédiatre
qualifiée et pédopsychiatre, à l'Hôpital
des Enfants Malades dans le service du professeur Debré puis,
avec une formation psychanalytique, au Centre international de l'Enfance.
On la connaît surtout à Caen, de 1954 à 1992,
comme médecin directeur du Centre de guidance. Elue, en 2001,
vice-présidente de l'Association de Sauvegarde, elle se signale,
notamment, au sein de l'Observatoire régional de la santé
et à la présidence de l'Association "Echanger autrement"
(parrains: Bernard Gourbin et Gérard-Guy Mouche!).
Jean-Paul Lefebvre-Filleau.
Lieutenant-colonel de gendarmerie en retraite et écrivain,
il habite Luc-sur-Mer. Les enquêtes judiciaires, la lutte anti-terroriste,
le renseignement, la sécurité nucléaire, la formation
des officiers de police judiciaire et la protection des hommes d'Etat
marquent d'abord sa carrière. Celle-ci se poursuit au sein
des compagnies de gendarmerie de Seine-Maritime et d'Ile-de-France,
puis à Rennes et Caen. Membre du collège des ceintures
noires de France et diacre de l'église orthodoxe. Il est auteur
d'une quinzaine d'ouvrages dont un Maupassant, "fils"
de Flaubert couronné par notre Académie (parrains:
Bernard Gourbin et Jacqueline Musset).
Franck Lelièvre.
Professeur agrégé de philosophie à Amboise puis
au lycée Alain à Alençon, professeur en classes
préparatoires aux écoles de commerce au lycée
de Gaulle à Caen, président de la Régionale des
professeurs de philosophie de l'Enseignement public, organisateur
des stages de la formation continue à destination des collèges
du second degré, co-créateur et vice-président
de la Société normande de philosophie, membre du CA
de la Maison de l'Europe et de Basse-Normandie, on lui doit plusieurs
publications et articles dans des revues philosophiques. Il demeure
à Fontaine-Etoupefour (parrains: Michel Brethenoux et Jean-Louis
Dumas).
Jean Migrenne. Professeur
agrégé d'anglais après des études secondaires
à Bernay et Lisieux et des études supérieures
à l'université de Caen, il entre en fonctions au Lycée
Malherbe en 1965. Il y poursuit sa carrière dans les classes
préparatoires et la termine en Lettres et Première supérieure.
Chargé de cours à l'Université, il fut traducteur
en anglais au Mémorial de Caen. Traducteur de poésie
anglaise, il est membre du comité de lecture du CRL. En retraite
depuis juin 2000, il s'intéresse à la recherche généalogique
et aux collections de fossiles du Bajocien (parrains: Claude Roche
et André Heintz).
Michel Giard. Diplômé
de l'Ecole supérieure de commerce de Rouen, il a effectué
l'ensemble de sa carrière dans une multinationale à
Paris, et a séjourné, à ce titre, en Côte
d'Ivoire, au Gabon, dans les DOM-TOM et le Sud-Est asiatique qu'il
connaît bien. Il est aussi écrivain, spécialiste,
entre autres, de l'histoire maritime, l'un de ses 27 livres publiés
à ce jour: SOS sauveteurs en mer restant une référence
en la matière. Ila coécrit Les Mousses
avec notre confrère Gilles Henry. Membre de la Société
des auteurs de Normandie, de la Société des Gens de
lettres et de l'Association des Ecrivains combattants (parrains:
Bernard Gourbin et Gérard-Guy Mouche!).
Richard-John Evans.
Sujet britannique, il s'est retiré à La Chapelle-En
juger (Manche). Parmi ses emplois majeurs en Grande-Bretagne, il s'est
vu confier la direction, le développement et la planification
de cinq établissements post-scolaires. L'un, très réputé,
accueillait jusqu'à 14000 élèves, plus un personnel
de 250 personnes avec un budget annuel de 6 millions d'euros. Ancien
de l'université de Londres et de Wales, il a appartenu au British
Institute of Management, à la Royal Society of Arts et à
la Chambre de commerce d'Andover. L'informatique et les voyages le
passionnent (parrains: Bernard Gourbin et Jean-Louis Dumas).
Jean-Pierre Le Fèvre.
Artiste-peintre né à Caen, il fut l'élève
de Louis-Edouard Garrido à l'école des Beaux-Arts. Educateur
auprès d'enfants caractériels à l'Institut National
supérieur de chimie industriel à Rouen puis au CDE de
Canteleu. Réside depuis 1973 à Saint-Lô. Ami de
nombreux peintres: Friboulet, Marin-Marie, Lefranc, Le Bihan, Lemaître
... et de nos collègues Letellier et Thomas. Ancien président
des artistes Bas-Normands. Près de 400 expositions en Normandie
et à travers le monde: Paris, New-York, Tokio, Osaka, Danemark,
Espagne, Suède, Suisse, Belgique, Allemagne, Grande-Bretagne
(parrains: Jean Malraye et Mareike Wolf-Fédida).
Elisabeth Halbout-Cohen.
Enseignante d'anglais avant de devenir auteur et publiciste, elle
demeure à Frênes, dans l'Orne. Pratique également
l'allemand, l'espagnol et l'italien. En février 2000, elle
organise, seule, une mission humanitaire au Burkina Faso. Son premier
livre autobiographique Trente neuf ans de secrets est préfacé
par le comédien François Morel, son voisin originaire
de Tinchebray. Crée en avril 2007 une revue littéraire
trimestrielle nationale: Livres en vie qui a pour but de
promouvoir les Salons du Livre (dont elle dresse un agenda) ainsi
que la vie littéraire en France et à l'étranger.
(parrains: Bernard Gourbin et Jacqueline Musset).
Bertile Fournier-Huguet.
Premier prix de harpe au Conservatoire national supérieur de
musique de Paris à l'âge de 17 ans, elle bénéficie
de l'enseignement de deux harpistes éminentes: Henriette Renie
et surtout Lily Laskine dont elle est la légataire universelle.
Son engagement comme harpe solo pendant 37 ans à l'orchestre
Lamoureux lui valut de jouer à l'étranger sous la direction
de grands chefs tels Igor Markevitch, Charles Munch et Léonard
Bernstein. Fondatrice de l'association des Amis de Lily Laskine, elle
enseigna au Conservatoire européen, à la Schola
Cantorum et au Conservatoire du centre de Paris (parrains:
Jacques Belin et Jean Malraye).
Serge G. Sochon. Ingénieur
du pétrole chez Dowell-Schlumberger puis dans le groupe Hugues
Services, ingénieur en normalisation à l'AFNOR dans
le domaine de l'aluminium et des métaux ferreux et non-ferreux.
Retiré à Maule (Yvelines), il restaure sa vieille ferme
familiale à Blonville-sur-Mer. Délégué
général du Mouvement Normand, vice-président
pour le Calvados des Normands de Paris, membre des Amis de Beaumont-en-Auge,
on lui doit des ouvrages sur la Normandie, principalement un Pierre-Simon
Laplace, un savant issu des Lumières en 2004. (parrains: Jean-Louis
Dumas et Jean Malraye).
Simone Fehlmann. Inspecteur
d'Académie honoraire, toute sa carrière s'est déroulée
dans les Académies de Rouen et Caen, sa ville natale, d'abord
comme inspecteur de l'enseignement technique puis comme inspecteur
pédagogique régional. Coordinateur des langues vivantes,
on lui doit la création de l'enseignement du chinois et le
soutien des langues rares. On lui doit aussi des publications sur
la recherche linguistique et pédagogique, la diversification
des langues ainsi qu'un projet européen: le Porfolio Européen
des langues en 2001 et en 2005 (parrains: Jacques Moulin et Jean-Louis
Dumas).
Dominique Le Bras. Breton
du Morbihan, il est procureur général de la République
à Caen après avoir été substitut à
Nantes, procureur à Alençon et à Nevers, avocat
général à la Cour d'appel puis procureur de la
République près le tribunal de Grande instance d'Amiens.
Il s'est beaucoup intéressé à la formation des
avocats et au droit pénal général. Lieutenant-colonel
de réserve honoraire, auditeur de l'Institut des Hautes études
de Défense nationale, président de la Conférence
des procureurs de la République, membre de la commission d'avancement
de la magistrature (parrains: Jean-Pierre
Marin et Bernard Blanchard).
Xavier Alexandre. Breton
de Rennes, il fit ses études au collège-lycée
Saint-Vincent puis à l'université de Bretagne. Sorti
de l'Ecole supérieure de journalisme de Lille, il fut d'abord
journaliste à La Voix du Nord (Dunkerque et Lille) avant d'entrer
à OuestFrance au siège, à Rennes, puis dans
plusieurs "locales" bretonnes. Il a pratiqué toutes
les rubriques, sauf deux: l'agriculture et le sport. A Caen, où
il a passé l'essentiel de sa carrière, il est en charge
du secteur culturel depuis 1991. Il a aussi collaboré à
FranceSoir, au journal économique Les Echos et à
La Croix de 1976 à 2005 (parrains:Bernard Gourbin et Jean-Marie
Lepargneur).
Silvia Fabrizio-Costa.
Professeur de langue, littérature et civilisation italiennes
à l'université de Caen, elle débute en 1975 comme
professeur de d'italien, de latin et d'histoire à Ravenne et
Florence puis dans le lycée italien Léonard de Vinci-Paris,
au lycée international de Saint-Germain-en-Laye, au centre
culturel de la Mission catholique italienne-Paris, à l'école
Claude Bernard-Paris, enfin auprès de la firme Ariston. Elle
est ensuite chargée de cours à l'université Paris
VIII et à la Sorbonne Nouvelle. On lui doit 13 ouvrages et
une collaboration à une cinquantaine d'autres (parrains:
Alain Goulet et Gérard-Guy Mouchel).
Bernard Legrand. Docteur
en droit comparé franco-allemand après une scolarité
au Lycée Malherbe puis à la Faculté de Droit
et des Sciences économiques de Caen, il entre dans le secteur
des assurances. Directeur du bureau central français des Sociétés
d'assurance, puis directeur de l'Association française des
Sociétés d'assurance, on le trouve ensuite directeur
général adjoint du Comité Européen d'assurance
dont le siège est à Bruxelles. Retraité, il partage
son temps entre la présidence du comité départemental
de la Prévention routière et l'histoire normande (parrains:
Jean-Pierre Bernard et Jean-Marie Lepargneur).
Prudent Philouze. Rennais,
il fait ses études secondaires chez les Eudistes et ses études
médicales à la Faculté de médecine de
Rennes. Installé à Saint-Lô comme médecin
généraliste accoucheur, il exerce jusqu'à sa
retraite en 1996. Médecin commandant des sapeurs-pompiers de
Saint-Lô pendant 21 ans. Depuis sa maison de Saint-Clair-sur-Elle,
il s'implique fortement dans l'humanitaire, en Roumanie dès
1991, (convois de médicaments, formation d'un médecin
gynécologue et d'un jeune médecin), à Madagascar
depuis 1998 (dispensaire, classes primaires, parrainages d'enfants
scolarisés, micro-crédits) (parrains: Bernard Gourbin
et Yvon Bénard).
Edmond Thin. Issu d'une
vieille famille du Cotentin, ingénieur agricole et chercheur
en sciences humaines, il fait ses humanités au lycée
Janson de Sailly, à Paris. D'abord consultant dans un bureau
d'étude national, il devient directeur du commerce et du développement
local à la CCI centre et sud Manche. Maire adjoint de Granville
pendant 9 ans, créateur de l'Office culturel de Granville,
puis premier adjoint au maire de Saint-Vaast-Ia-Hougue où il
demeure, il est le créateur, dans cette ville, d'un Festival
du livre réputé. Lui-même est un auteur spécialisé
dans l'histoire maritime normande et les fortifications (parrains:
Bernard Gourbin et Jacques Moulin).
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Les
nôtres publient...
-
Michel Brethenoux,
Reine-Marie Paris, Dominik Rimbault:
Les Claudel, Camille et Paul. Il s'agit des Actes
du colloque de l'Association culturelle du Razès qui eut
lieu en juin 2006, en l'abbaye de Villelongue, et qui sont ici rassemblés
dans le Cahier 44, année 2007. Centré sur Camille,
la seule femme a avoir marqué la sculpture contemporaine,
ce colloque témoigne de la volonté des auteurs d'aborder
les mystères de cette destinée. Textes, documents
et illustrations transcrivent des faits, des témoignages
et des questionnements signés par la petite-fille de Paul,
par la réalisatrice d'un film sur Camille et par Michel Brethenoux,
notre confrère claudélien, auteur d'une conférence,
Entre enfer et génie, devant notre Compagnie, en
2006. (En souscription auprès de l'Association culturelle
du Razès).
- Vladimir Fédorovski:
Le fantôme de Staline. Non, ce n'est
pas le "roman" de Staline, c'est sa vie. Ahurissante de
cynisme, de froide cruauté et de démesure paranoïaque.
En contre-point du récit, les démêlés
de l'auteur du Docteur Jivago avec le pouvoir soviétique:
un mode narratif original, donc, de la part de notre collègue
mais qui n'altère en rien la rigueur biographique. Mêlant
le documentaire et l'anecdote, Vladimir Fédorovski décrit
le système totalitaire soviétique d'une façon
terriblement saisissante. A faire froid dans le dos. Pour en conclure
que Staline n'est pas mort. Et pour finir sur la thèse accusatrice
de l'auteur: au tribunal de ses vingt dernières pages est
convoqué le "tsar" Poutine, coupable de panslavisme
monarcho stalinien. Un fantôme au Kremlin! (Editions
du Rocher).
- Gam: Au
temps compté. Ce temps compté (conté
?), serait-ce donc le vent? «Le vent est partout, nul ne le
voit mais il est, alors crois au vent» nous dit notre consœur
au dos de ce petit recueil d'une cinquantaine de pages. La couverture,
comme à chaque fois, est délicate et recherchée,
nous montrant une coupe en forme de pêche de longévité
(période Siouan-Te, 1426-1465). En exergue, et en une phrase,
elle nous explique comment elle habille les trente neuf textes poétiques
ici rassemblés: «De si pauvres instants vécus/En
princes les avons vêtus», écrit-elle. Un style
féminin bien que vigoureux, une inspiration nostalgique mais
aussi de la volupté lorsqu'elle trouve "dans le creux
d'une aisselle humaine la respiration humide du bonheur". Et
ce ne serait pas du vent si «les gouttes de pluie se faisaient
graine d'hommes» ! (Editinter).
- Michel Giard: Sauveteurs
en mer, Bretagne. Pour fêter le quarantième
anniversaire de la SNSM, notre nouvel ami Michel Giard, Normand
de la région parisienne mais davantage encore de la commune
des Pieux, raconte en 160 pages avec illustrations, une tranche
de la vie des sauveteurs bretons - histoire, portraits, grandes
interventions - à travers les seize stations bretonnes des
veilleurs de la mer, de Saint-Malo à l'Aber-Wrac'h, d'Ouessant
à Etel. Ce sont des hommes toujours prêts à
sauter dans leurs bottes quand la mer se fait terrible et que des
embarcations ne sont plus que des brindilles sur l'eau. Et cela
dure depuis 150 ans. Ce livre est le premier d'une série
puisque viendront ensuite les sauveteurs de l'Atlantique puis ceux
du Pays basque, de la Méditerranée et de la Corse.
(Editions Alan Sutton).
- Yves Lecouturier:
Phares et sémaphores en Normandie. C'est la
belle époque des phares et des sémaphores que nous
conte notre ami Yves Lecouturier dans cet album de la collection
"Images souvenir" illustré de 32 cartes postales,
de Granville au Tréport. L'usage de feux permanents allumés
est contemporain de l'essor de la navigation maritime, sans doute
au IVe siècle avant J-C. Ce n'est pas toujours une vie plaisante
pour les gardiens de phare et les guetteurs de sémaphores.
Si le premier est civil et le second militaire, tous deux vivent
en des points isolés du littoral. Certes les couchers de
soleil sont magnifiques mais gardiens et sémaphoristes doivent
affronter tout au long de l'année les rigueurs de la nature:
froid, vent, pluie, tempêtes ... De nos jours, on en fait
un lieu de promenade. (OREP, éditions).
- Robert Sinsoilliez:
Prince Charles François Lebrun.
Qui donc s'en souvenait? Cet homme méconnu, que notre nouveau
confrère s'attache à mettre en lumière, est
à l'origine de la Cour des comptes dont on fêtait cette
année le bicentenaire de la fondation, d'où une belle
préface de ce livre signée Philippe Seguin, son actuel
Premier président. Rien pourtant ne prédisposait Charles-François
Lebrun, né dans un modeste hameau de Saint-Sauveur-Landelin
(Manche), à parvenir au sommet du pouvoir. Modestie, probité,
amour du travail, sens de l'Etat le caractérisaient autant
que son franc-parler. Il lui a suffi de rencontrer quelques hommes
providentiels: Maupéou, Napoléon, Louis XVIII pour
devenir troisième Consul, architrésorier de l'Empire,
prince ... (Editions Eurocibles).
- Edmond Thin: La ville
est belle, Granville, citadelle de la mer. L'auteur,
tout nouveau au sein de notre Compagnie, est Manchois d'origine
et Granvillais d'adoption, bien que demeurant à Saint-Vaast-la-Hougue,
son port d'origine. "Granville, déclare-t-il, a une
authenticité que l'on retrouve rarement ailleurs". Il
ajoute: "Quand on a vécu 25 ans dans une ville, il en
reste toujours quelque chose". D'où l'hommage rendu
à cette Citadelle de la mer dont il décrit, sorte
d'encyclopédie fort joliment illustrée, toutes les
particularités: ports, pêche, architecture, traditions,
personnages ... Ecrivain, Edmond Thin, s'en tient, dans tous ses
ouvrages, à ses domaines de prédilection que sont
la mer et l'histoire maritime. Une halte à Granville s'imposait.
Grâce à lui, on aime un peu plus la cité corsaire.
(OREP éditions).
-
Henri Thomas
L'univers
fantastique d'un prix de Rome de peinture
Un vrai cadeau de Noël que ce livre-biographie de 291 pages,
illustré de très nombreuses reproductions, que deux
journalistes d'Ouest-France - Pierre Cavret pour le texte et Jean-Yves
Desfoux pour les photos - ont consacré à Henri Thomas,
notre ami peintre et sculpteur du Moulin Foulon, à Cully.
On y découvre au fil des pages, le roman de sa vie et la
richesse de son œuvre réveillant la richesse du regard.
Il est paru aux éditions Cheminements. La présentation
officielle de ce beau livre d'art s'est faite le 12 décembre
au Conseil Régional Basse-Normandie.

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Le prix littéraire de l'Académie
L'Académie
montre, en cette fin d'année, qu'elle est aussi une académie
des arts. Après le beau livre consacré à notre
collègue artiste, Henri Thomas, voici qu'à son tour,
notre prix littéraire 2008 est décerné à
une artiste peintre coréenne, Pak Chong-ja, pour son ouvrage:
Le voyage d'une artiste coréenne en Normandie,
paru aux éditions OuestFrance. Là encore, un
beau cadeau de Noël.

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LES REVUES DES
ACADÉMIES ET SOCIÉTÉS SAVANTES
Depuis
quelques années, les revues reçues ne circulent plus
pendant nos séances privées. C'est, en effet, fort
désagréable pour le conférencier de voir l'auditoire
se désintéresser de ses propos. Mais du coup, ces
revues tendent à être ignorées, n'étant
plus feuilletées que par M. Dumas et moi-même. Si un
article paraît correspondre aux centres d'intérêt
d'un confrère, nous lui signalons, mais ne pouvons prétendre
à l'exhaustivité.
Si
donc vous pouvez passer un matin par l'Académie, ou encore
un lundi ou mardi après-midi, n'hésitez pas à
venir les consulter. Les revues sont classées dans l'ordre
alphabétique des villes: d'Abbeville à Bordeaux à
l'entrée; de Cambrai à Clermont, puis de Dijon à
Dunkerque et de Grenoble à Montauban dans trois étagères
en bois au fond à gauche de la troisième salle; de
Montbéliard à Vitry-Ie François au mur
du fond. Par exception, les sociétés de Basse-Normandie
(Alençon, Avranches, Annales, Antiquaires, Bayeux, Cherbourg,
Études Normandes, Trouville) sont regroupées dans
la quatrième étagère en bois. Les sociétés
de Haute Normandie se trouvent en revanche à leur place dans
la première série (Le Havre, Paris pour la Société
Léopold Delisle, enfin Rouen).
Claude
ROCHE
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Les
récentes communications
par J-L Dumas
Le
16 juin:
"La question de la vérité dans les
religions" par M. Joseph Maalouf. On peut distinguer
plusieurs voies d'accès à cette question épineuse:
l'appui théologique et philosophique de la vérité;
une stratégie exclusiviste parce que dog matique; une
stratégie inclusiviste (cf «les chrétiens anonymes»);
la stratégie du pluralisme édulcoré;
la stratégie œcuménique (Hans Küng). En
conclusion, une purification de mémoire s'impose, purification
du langage, purification de l'intelligence. Cela signifie une conversion.

Le 22 septembre: "L'histoire
du papier-monnaie" par M. Philippe Mugler. Ancienneté
du papier-monnaie. Particulièrement inventifs, les Français
ont fait des expériences mémorables: une importante
manipulation monétaire sous Louis XIV; l'échec de
l'expérience de Law; les "assignats" de la Révolution;
les "mandats territoriaux" du Directoire; les "billets
de la Banque de France" depuis 1809. M. Mugler donne des chiffres
impressionnants concernant les volumes d'émission. Quant
au faux-monnayage, c'est «une activité économique
comme une autre» où l'inventivité se déploie.
Le 13 octobre: "La
poésie d'Aimé Césaire" par
M. René Hénane. Césaire a su opérer
la fusion de cultures dissemblables et œuvrer pour une universelle
fraternité. Sa langue est admirable et déroutante.
C'est une poésie initiatique, mais elle a une cohérence
fondamentale. Elle est très charnelle et ne s'écarte
jamais du concret. Elle se veut une parole essentielle, une arme
miraculeuse. Césaire assure un double rôle: la chute
(ressentiment, cri imprécatoire du rebelle), l'envol (espérance,
jaillissement, apothéose de la négritude). On a pu
lui reprocher l'anathème, la dénonciation, le bouillonnement
océanique. Mais on trouve aussi chez lui la compassion, le
lyrisme, l'amour.
Le 3 novembre: " Grieg
et son temps" par Mme Annelie Jarl-Ireman.
Conférence avec audition d'œuvres musicales
et projections de diapositives. La Norvège, après
«la nuit des 400 ans» connaît, au XIXe siècle
l'essor d'un sentiment national dans lequel Edvard Grieg sera impliqué.
Né à Bergen en 1843, il trouve sa voie en 1864
1865 (Sonate opus 7, Sonate opus 8). Ses œuvres s'élaborent
dans le creuset de la poésie folklorique et de la vie populaire
norvégienne. Pianiste remarquable, il est un grand compositeur.
Nul n'ignore la musique de Per Gynt, le drame d'Ibsen. A sa mort
en 1907, sa popularité est immense. Il avait ouvert la porte
à la musique classique nordique. Mais il transcende le national
vers l'universel: «Il faut avant tout être humain; tout
art véritable naît de ce qui est humain.»
Le
17 novembre: "Les archives diocésaines de
Bayeux et Lisieux: promenades inattendues"
par Frère Domnique-Marie
Dauzet. Le statut de l'archiviste diocésain n'est pas défini
canoniquement. Du fait de la Révolution, les diocèses
ne sont en possession de leurs archives que depuis 1802. Ce service
fait partie de la chancellerie de l'évêché.
Dans le diocèse de Bayeux, la succession des archivistes
a connu des interruptions. L'archiviste a un rôle spécifique:
ce n'est pas l'historien, c'est un passeur; il transmet mais n'étudie
pas. Ces archives
contiennent: les registres de catholicité, les fonds de paroisses,
les papiers individuels des évêques et de certains
prêtres. L'archiviste diocésain doit se mettre à
la disposition des chercheurs, cela fait partie de «l'accueil
pastoral».
Rencontres-débats
des Amis de l'Académie
Le
25 mai: "Une expérience vécue de la
vie publique: rester soi-même" par Jean
Marie Girault. Rester soi-même n'exclut pas le changement:
«l'homme ne change pas, il devient». Mais il faut d'abord
se construire. Aussi, M. Giraud évoque-t-il sa formation.
La vie municipale et politique est chez lui guidée par deux
impératifs: rester collé aux réalités
quotidiennes, s'occuper des autres. Il s'est appliqué à
déléguer. Rester soi-même passe par le partage
de la réflexion. L'ancien maire de Caen a appris à
être un homme libre en juin 1944, membre à 18 ans des
Equipes d'urgence. D'où l'idée du Mémorial.
Le 15 juin: "L'origine
et la structure ultime de la matière"
par M. Yves Schutz. Qui sommes-nous? Pas grand-chose. Nous sommes
faits de vide; nous sommes nés de poussières; nous
sommes «immatériels». Ce vide est constitué
de particules et d'anti-particules dans un état virtuel et
fluctuant; il est vibrant de créations et destructions continuelles.
Dans l'univers, la place de la matière est limitée.
Il faut tenir compte de la «matière sombre exotique»
et de «l'énergie sombre» ou énergie du
vide. La progression de la connaissance exige que l'on attribue
à l'univers un plus grand nombre de dimensions. Pour mieux
comprendre l'infiniment grand, il conviendrait de se rapprocher
des conditions du Big Bang. M. Schutz expose le rôle, la méthode
et les projets du C.E.R.N.
Le 19 octobre: " Et
si vous faisiez connaissance de votre mairie ?"
par M. François Valembois. Une mairie se veut au service
du public, en contact avec la population. Ses activités sont
multiples: c'est «l'entreprise aux cent métiers».
Le maire doit faire face à une triple demande: tout, tout
de suite, gratuitement! Mais il faut faire des choix. Un choix doit
être global, cohérent, évolutif. D'où
un programme pertinent au niveau technique, réaliste au niveau
financier, efficace au niveau politique. Mais tout a un coût.
M. Valambois énumère tous les secteurs d'activité
de notre municipalité. Il se termine sur un schéma
figurant la mairie de Caen en 1897, 1987,2007.
Le 16 novembre: "Le
commerce extérieur dans notre région" par
Mme Françoise Lubeau. Avec la suppression de tant de frontières,
quel est le rôle des douanes au XXIe siècle? Un bref
rappel historique s'impose. L'origine de la douane remonte à
Colbert et à sa volonté d'unification. De nos jours,
la Communauté européenne est d'abord une union douanière.
Le code des douanes est communautaire. Les missions de la douane
sont: fiscales; de protection et de sécurité; de soutien
à la compétitivité. L'organisation comporte
en Basse-Normandie les deux divisions de Caen et Saint-Lô.
Le commerce extérieur de notre région est faible.
Nous aurons à répondre à plusieurs défis:
1. le projet de Bruxelles d'une dématérialisation
totale des opérations. 2. l'emplacement du territoire français
et de ses ports. La Basse-Normandie a encore peu de perspectives
de développement.
Prochaines rencontres-débats
de la saison 2008
Vendredi 21 décembre:
Un grand homme de synthèse: Alexander von Humboldt (1769-1859),
par M. Marcel Weyant, chercheur honoraire au CNRS.
Vendredi 18 janvier: La
performance du réseau ferroviaire, par M. Jacques
Frossard, directeur régional de la SNCF.
Vendredi 15 février:
Les communications aériennes et maritimes en Basse
Normandie et leur avenir, par M.Paul Spriet, ancien
président de la Chambre de commerce de Caen.
Vendredi 28 mars: Médecine,
médecins 1950-2000, par les Drs Jean
Debelle, médecin généraliste, et André
Valla, ancien Doyen de la faculté de médecine.
Vendredi 18 avril: Histoire
controversée de la découverte de la pénicilline,
par le Dr Yvon Bénard, pneumologue honoraire au CHU.
Vendredi 16 mai: La littérature
norvégienne, par M. Eric Eydoux, professeur
à l'Université de Caen.
Vendredi 20 juin: Le cycle
du papier et son impact sur l'environnement,
par Mme Annick Noël, agrégée de
biologie-géologie, présidente du CREPAN.
(Les Rencontres-débats de l'Association des Amis de l'Académie
ont lieu le vendredi, à 17 h, dans nos bureaux de l'hôtel
d'Escoville, 1er étage)
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Le
petit journal
Nominations:
Mme Brigitte Le Brethon, maire de Caen, membre d'Honneur de notre
Académie, a été nommée inspectrice générale
de l'Education nationale par le Conseil des ministres. Agrégée
d'économie, elle a enseigné dans le secondaire. - Mme
Josette Travert, présidente de l'Université de Caen
et, à ce titre, membre d'honneur elle aussi de notre Compagnie,
a été nommée membre du Comité Economique
et Social régional, ainsi que notre collègue Jacques
Belin, directeur général du CID à Deauville,
trésorier de l'Académie. Nos compliments à tous
les trois.
Récompense:
L'Académie des Sciences d'Outre-Mer vient d'attribuer son
prix Robert Cornevin au livre-témoignage de notre confrère
Jean-Pierre Marin: Au forgeron de Batna, dédié
à son père. Ce prix est délivré à
un ouvrage traitant de la décolonisation. Bravo.
Actualité
littéraire: Bien qu'ayant des soucis de santé,
notre ami Gilles Henry a une activité littéraire dense:
quatrième édition (après 1988, 1994, 2000)
de son Rabelais, chez Perrin - Troisième édition
(après 1998 et 2004) de son Guide de généalogie,
chez Solar - Une nouveauté: Quand l'Histoire nous est
contée, aux éditions Christine, pour fin 2007/début
2008 - Enfin, à paraître en 2008 aux éditions
Cheminements, un Caen insolite et mystérieuse. Bon
courage.
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Histoire
des Académies
V.
Les membres fondateurs de la Société Académique
de Cherbourg
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par
Robert Lerouvillois (1)
Dissemblables,
utopistes, plein d'illusions, mais animés par une même
ardeur, celle de voir leur cité accroître sa réputation
jusqu'à figurer, bientôt, parmi les villes normandes
les plus notables, tels nous apparaissent les six membres fondateurs
de la Société Académique de Cherbourg.
Par leurs professions et leur situation sociale, les trois premiers
se distinguaient assez peu des personnalités qu'on rencontrait
en pareil cas: l'abbé Pierre Anquetil acceptait d'assumer
la responsabilité de directeur de la compagnie; François
Delaville, médecin, se passionnait pour la botanique et la
chimie; Pierre Fréret, sculpteur, était désigné
comme «mécaniste et artiste de Cherbourg».
Ce dernier, né en 1714, était le père des trois
peintres Armand, Louis-Barthélémy et Pierre Fréret
dit «le jeune». On lui doit la statue de la
Vierge qui orne toujours l'église de Maupertus, la dalle
tumulaire du bienheureux Thomas Hélye, à Biville,
la chaire en bois de chêne de l'église de la Trinité
et la fontaine en pierre sculptée dite «des Caveliers»,
à Cherbourg. Il invente, en 1768, un «demi cercle
nautique propre à observer la hauteur du soleil par-devant
et par-derrière, en mer et à terre». Il
met au point un anémomètre, un horizon artificiel
et un podo-sillomètre, instrument propre a mesurer le sillage
d'un navire, et par là sa vitesse, d'où l'on pouvait
déduire la distance qu'il avait parcourue, tout cela étant,
bien sûr, très approximatif.
Par ce genre de préoccupations, nous touchons là au
caractère maritime de l'activité de nombreux Cherbourgeois.
Car ce ne fut pas sans raisons que les trois autres membres fondateurs
de la Société Académique se trouvèrent
faire partie de l'amirauté de Cherbourg: Thomas Groult, âgé
de vingt-deux ans, accèderait trois ans plus tard, dès
l'âge légal, aux fonctions de «conseiller
procureur du roy en l'Amirauté de Cherbourg»,
dont il était déjà l'avocat du siège;
Gilles-Pierre Avoyne, sieur de Chantereyne, était «inspecteur
des fortifications et receveur de Mgr l'Amiral»; quant
à Jean-Thomas Voisin, sieur de La Hougue, il occupait le
poste de «professeur royal d'hydrographie et jaugeur de
la Marine» pour le même Mgr Amiral. Voilà
qui en dit suffisamment sur ce qu'allait être l'orientation
beaucoup plus scientifique que littéraire ou philosophique
des travaux des premiers académiciens cherbourgeois.
En effet, en 1755, la vocation maritime de la ville, longtemps négligée,
était en train de s'affirmer. Les premiers grands travaux
avaient commencé en 1739 sous la direction de Louis-Roland
de Caligny, directeur des fortifications, places fortes et ports
de Normandie. En même temps qu'on édifiait une première
jetée pour stabiliser le cours de la rivière, puis
des quais maçonnés permettant l'accostage des navires,
l'ingénieur Pierre de Caux avait fait creuser un bassin à
flots auquel les vaisseaux de guerre ou de commerce avaient désormais
accès tandis, qu'enjambant une écluse au radier pavé,
un pont tournant joignait les deux rives, grande innovation pour
l'époque. Depuis 1742, les travaux étaient à
peu près achevés. Au milieu du XVllIe siècle,
l'expansion de la ville, si longtemps souhaitée, s'annonçait
enfin.
C'était ignorer qu'en août 1758, un corps expéditionnaire
anglais investirait le nouveau port, y incendiant trente-deux navires
de commerce et détruisant méthodiquement à
l'explosif l'ensemble des aménagements portuaires flambant
neufs. Et qu'il faudrait attendre le début de la Révolution
française pour voir le port de Cherbourg reconstruit à
grand peine.
Les différents aspects du domaine maritime offraient naturellement
aux nouveaux académiciens leurs sujets d'étude préférentiels.
Le médecin Delaville - non sans s'adonner par ailleurs à
la poésie - se passionnait à la fois pour la chimie
et la botanique. Rien d'étonnant donc de le voir appliquer
ses recherches aux procédés de fabrication des soudes
tirées du varech. C'était le point de départ
d'un artisanat que les habitants de la Hague pratiqueraient durant
tout le siècle suivant.
Thomas Groult, lui aussi, était passionné de sciences
naturelles mais ses fonctions à l'amirauté le portaient
à s'intéresser aux sciences exactes, notamment aux
mathématiques appliquées à l'astronomie. Licencié
en droit de l'université de Caen et ancien élève
du père jésuite André, membre de l'Académie
de Caen et professeur royal de mathématiques au collège
de Caen, Groult devînt un spécialiste dans le domaine
choisi, établissant des lois de la marine dans les différentes
nations, sans hésiter à étendre son étude
aux civilisations anciennes. Ce travail imposant - pas moins de
six volumes in-quarto, soit deux mille pages - devait être
présenté en 1770 à l'Académie de Rouen
dont Thomas Groult serait nommé peu après membre associé.
Les deux autres membres fondateurs, Pierre Avoyne de Chantereyne
et Thomas Voisin La Hougue prirent conscience qu'il n'existait pour
leur ville aucun équivalent de ce qu'avait écrit pour
Caen l'évêque académicien Daniel Huet, à
savoir une chronique historique de la cité. Aussi chacun
d'eux résolut-il de s'y employer. Dès lors, les sujets
d'histoire furent souvent débattus par la compagnie. L
'Histoire de Cherbourg, de Voisin La Hougue, est connue sous
la forme d'un manuscrit s'arrêtant en 1728 et d'un autre fragment
allant de 1736 à la mort de l'auteur en 1773. Quant au manuscrit
de Pierre Chantereyne, le plus complet, il fut interrompu par le
décès de l'historien en 1789 puis complété
par son petit-fils qui fit imprimer le tout en 1873.
(à
suivre)
(1)
Conférence donnée la 4 juin 2005 à l'occasion
du deux cent cinquantenaire de la Société nationale
académique de Cherbourg par Robert Lerouvillois, professeur
honoraire.
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tout renseignement ou toute information concernant la rédaction
de "La Gazette" sadresser
à Bernard Gourbin,14710 Bernesq, tél
et fax : 02 31 22 54 48
ou au secrétariat de lAcadémie, Caen, tél.
02 31 86 14 16
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