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La GAZETTE
de l'Académie des Sciences,
Arts et Belles-Lettres de Caen
( n°15 - Eté 2006 )

[ Editorial | La vie de l'Académie | dossier de presse ]
[ Les nôtres publient…| Les récentes communications ]
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EDITORIAL

Que vive l' Académie !

Cédant, il y a deux ans, à l'insistante, bien que très aimable, pression de la Commission administrative qui se cherchait alors un vice-président, je découvrais, en acceptant le poste, l'impérieuse sanction des statuts: le vice-président a vocation à devenir président.

Je suis sensible, bien sûr, à l'honneur que vous m'avez fait, malgré cela, ma fierté se teinte de modestie quand je vois mon nom s'inscrire à la suite de mes illustres prédécesseurs depuis notre fondateur, Jacques Moisant de Brieux. Il me semble aussi, dès l'instant où j'entrais dans notre Compagnie, en 1998, parrainé par Michel Godefroid et Jacques-Séverin Abbatucci, que tout est allé très vite pour moi: la titularisation d'abord, puis l'admission à la Commission administrative, la vice-présidence et la présidence, tout cela en huit années à peine... Je vais tout faire pour ne pas vous décevoir tout au long de l'action que je compte entreprendre:

Développement. Nous sommes un lieu de réflexion et de tolérance, n'hésitons donc pas à nous entourer de gens de qualité. Merci d'avoir si bien répondu au pacte passé avec chacun et chacune d'entre vous. 21 académiciens et académiciennes nous ont rejoints depuis le 1er janvier. Continuez à recruter, cependant ne soyez pas misogynes, nous ne comptons que trois femmes nouvelles!

Ouverture vers la société. Je souhaite que l'Académie s'investisse davantage dans la ville, le département et la région. Ce numéro de La Gazette, dont le contenu a été renforcé, fait état de partenariats divers - ce que j'appelle des "Labels". Après le lauréat de notre prix littéraire fêté à Deauville, après l'année Mozart à Caen, nous interviendrons à Verson, en octobre, à l'occasion de l'année Senghor.

Communication. Je ferai en sorte que l'Académie ait un sens plus développé de la communication et de l'utilisation des médias. Déjà, le nom de l'Académie se lit sur les affiches, les programmes, les cartons d'invitation. La presse, à son tour, répond à nos appels.

Action collective. Une nouvelle rubrique de La Gazette s'intitule: "Ce que nous faisons". Créée exprès pour vous, elle va vous permettre de juger le travail réalisé par le «gouvernement» de notre assemblée, c'est-à-dire mes conseillers, le Secrétaire perpétuel au premier chef, bref, l'ensemble de la CA dont je remercie chacun des membres sans négliger le secrétariat administratif que je salue pour son efficacité.

Bernard GOURBIN

 
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La vie de l'Académie

Ce que nous faisons

Janvier

- Le 9 - Réunion de la Commission administrative (dernière présidence de Claude Roche).

- Le 14 - Elections du nouveau président, Bernard Gourbin, du nouveau vice-président Baptiste Leseigneur et du nouveau secrétaire perpétuel Claude Roche. Le reste du bureau 2006/2007 ne change pas: secrétaire-adjoint Jean-Louis Dumas, trésorier Jacques Belin, trésorier-adjoint Guy Pelletier, présidente du comité du prix littéraire Jacqueline Musset. S'y ajoutent deux conseillers du président: Bernard Beck et Jean-Marie Lepargneur. Dans son allocution, le président Gourbin souhaite que l'Académie s'ouvre plus largement vers la société en accordant, notamment, son label à un certain nombre de manifestations importantes. Le président s'engage par ailleurs à développer largement les effectifs et à ne pas augmenter la cotisation durant son mandat.

- Accueil de deux nouveaux membres, Mme Monique Drouet et M. Michel
Brethenoux.

- Election comme membres àssociés correspondants de Mme Marie-Laure Gaunet, professeur honoraire de mathématiques (parrains: Joseph Decaens et Claude Roche), de MM. Louis Bach, professeur émérite de droit (parrains: Jacqueline Musset et Bernard Blanchard), et Jacques Legendre, cadre retraité d'un groupe d'assurances (parrains: Jean Collin et Gérard-Guy Mouchel).
- Conférences privées de Gérard-Guy Mouchel: "Etude linguistique du mot euro" et de Bernard Gourbin: " La rescapée caennaise du Titanic".

Février

- Le 3 - Création d'une documentation de synthèse sur l'histoire de l'Académie, ses structures, sa composition, ses activités et ses perspectives. Ce dossier de trois pages est destiné à la presse, aux sponsors, aux collectivités locales ainsi qu'à tout organisme ou toute personne avec lesquels nous sommes en relation.

- Le 7 - Conférence de presse du président en présence de Claude Roche, Baptiste Leseigneur et Jean-Marie Lepargneur. Compte-rendu avec photos dans Ouest-France, Liberté, La Renaissance-Le Bessin, La Voix du Bocage, Les Nouvelles de Falaise et pays d'Auge.

- Le 11 - Conférence publique par notre consœur Josette Bénard: "Eugène-René Poubelle, illustrissime caennais méconnu et oublié".

- Le 12 - L'Académie représentée au premier des concerts donnés à l'occasion du 250è anniversaire de Mozart par l'orchestre à cordes Capriccio, sous la direction de notre confrère Jean Malraye, à la maison de quartier de Venoix.

- Le 13 - Réunion de la Commission administrative.

- Transfert du compte de l'Académie de la Caisse d'Epargne de Venoix à celle de la place Saint-Pierre et clôture du compte de la Société générale désormais transféré à la Caisse d'Epargne.

- Le 18 - Réception au CID de Deauville de Christian de Bartillat, lauréat 2005 du prix littéraire de l'Académie, à l'invitation conjointe de l'Académie, de la mairie et du Centre International de Deauville.


Le 21 - L'Académie participe, aux côtés des Amis du musée des Beaux-Arts, à la visite de l'exposition sur la statuaire gothique (XIIIè-XIVè siècles) des églises de la Manche, au musée Jean Lurçat de Saint-Lô.

- Le 24 - Dans une lettre, le président Gourbin passe un pacte moral avec chaque académicien(ne) pour qu'il (ou elle) s'engage à présenter au moins un filleul de qualité durant son mandat ou, mieux,durant l'année en cours.
- L'Académie représentée au colloque sur l'Université européenne, à l'Université de Caen.

- Le 27 - Remise à jour par notre secrétaire administratif, Nicolas Rajaomilison, du site internet de l'Académie www.academiecaen-scabl.com en veilleuse depuis l'année dernière.

Mars

- Le 1 - Extension de la bibliothèque par l'installation (gratuite) de cinq nouveaux rayonnages dans les bureaux de l'Académie.

Le 2 - Présentation dans le cadre de l'abbaye aux Dames du nouveau livre de notre consœur Selva Gourcy: Mathilde, femme de Guillaume, préface de Pierre Bouet.

- Le 3 - L'Académie représentée au vernissage du 79è Salon des Artistes Bas-Normands, à l' Hôtel de Ville de Caen. Un hommage est rendu à son invité d'honneur, notre confrère Robert Verger, qui en fut le président pendant 34 ans.

- Le 8 - L'Académie représentée à la soirée d'ouverture, au CID, du 8è Festival du film asiatique de Deauville.

- Le 11- L'Académie représentée à la remise de la croix d'officier de la Légion d'honneur à notre consœur Josette Bénard par le sénateur René Garrec , à l' hôtel de ville.

- Le 13 - Réunion de la Commission administrative.

- Démission, en raison de son grand âge et d'un manque de mobilité, de M. François Gay, de Rouen, membre associé correspondant.

- Le 15 - Réception au siège de l'Académie de MM. Carabie et Bruno, directeur et directeur-adjoint de la Caisse d'Epargne de Basse-Normandie, nouveau sponsor de notre Académie. Elaboration d'un protocole de collaboration.

- Le 17 - Accueil de Mgr Pican, évêque de Bayeux-Lisieux, dans le cadre d'une conférence-débat des Amis de l'Académie sur le thème: Le fait religieux aujourd'hui, dans l'enseignement en France.

- Le 18 - L'Académie représentée au 70è anniversaire du Rotary-Club de Caen, à l'Hôtel Inn (ex Malherbe). Sept académiciens de notre assemblée en font partie.

- Le 23 - Visite de courtoisie du président Gourbin et du secrétaire perpétuel Claude Roche au préfet du Calvados et de Région, M. Cyrille Schott.

- Le 25 - Conférences privées de notre consœur Françoise Bermann: "Conserver, dit-elle" et de notre confrère Christian Huni: A propos d'un petit livre d'Antoine Galland sur l'origine et les progrès du café".
- Accueil de deux nouveaux membres, MM. Louis Bach et Jacques Legendre.
- Election comme membres associés de Mme Valérie Collot, professeur de pharmacognosie (parrains: Christian Huni et Jean Moulin); de MM. Francis Bénard, professeur émérite de biologie (parrains: Yvon Bénard et Claude Roche); Alain Caubet, maître de conférence au CHRU de Rennes (parrains: Bernard Beck et Christian Huni); Jean-Pierre Marin, avocat honoraire (parrains: Jacques Belin et Bernard Blanchard); François Ruffier, directeur général adjoint en charge des finances, des services juridiques et des marchés de la ville du Havre (parrains: Michel Godefroid et Bernard Gourbin); Edouard Zarifian, professeur émérite de psychiatrie et de psychologie médicale (parrains: Yvon Bénard et Gérard-Guy Mouchel); René Parisse, inspecteur départemental honoraire de l'Education nationale (parrains Jean-Marie Lepargneur et Jean-Marie Monet).
- Présentation en séance des tomes 1 et 2 de L'Inventaire régional des paysages de Basse-Normandie édité par le Conseil régional de Basse-Normandie et la Direction Régionale de l'Environnement sous la direction de notre collègue Pierre Brunet avec la collaboration de Pierre Girardin.

Avril

- Le 15 - Conférence publique de notre nouveau confrère Michel Brethenoux: "Camille et Paul Claudel: enfers et génie".

- Le 24 - Une subvention de fonctionnement de 1800 € attribuée à l'Académie par le Conseil général du Calvados.

Mai

- Le 2 - Une subvention de fonctionnement de 4 110 € (en augmentation) attribuée à l'Académie par la Ville de Caen

- Le 3 - Rencontre du président avec le maire de Verson. Elaboration d'un partenariat entre la commune et l'Académie à l'occasion de l'Année Senghor avec la présence du président Abdou Diouf le 5 octobre 2006 et la participation de l'IMEC et de la Région Basse-Normandie.

- Le 9 - Réunion de la Commission administrative. - Réorganisation des télécommunications du secrétariat au 3è étage: le fax désormais branché sur une seule ligne avec le téléphone, suppression de l'abonnement pro et mise en service du haut débit sur le site internet.

Le 10 - L'Académie représentée à l'assemblée générale du Comité de Caen de la Légion d'honneur que préside notre vice-président Baptiste Leseigneur. Seize de nos membres titulaires et associés font partie de cette société d'entraide ainsi que trois de nos membres bienfaiteurs.

- Le 12 - L'Académie représentée à la cérémonie de mise en place du Cippe marquant l'emplacement de l'ancien cimetière de Beaulieu à Caen, une initiative due à notre confrère Jean Collin.

- Les 13 et 14 - Stand de l'Académie au Salon du Livre de Caen "L'Aventure humaine", enceinte du château. Six membres de l'Académie: Adrien Goetz, Bernard Gourbin, Gilles Henry, Yves Lecouturier, Jean-Pierre Marin et Edouard Zarifian, invités en tant qu'auteurs, participent au Café littéraire et aux signatures sur le thème de L'Engagement. Deux anciens lauréats du prix littéraire de l'Académie, Elisabeth Coquart et Jean-Paul Lefebvre-Filleau, également parmi les auteurs invités.

- Le 18 - Partenariat de l'Académie à l'occasion de la Grande messe en ut mineur K 427 interprétée dans le cadre de l'année Mozart par l'orchestre symphonique Capriccio dirigé par Jean Malraye, église Notre-Darne de la Gloriette.

- Le 20 - Conférence privée de notre consœur Marie-Thérèse Colas des Francs: "Le Concordat dans le Calvados".
- Accueil de six nouveaux membres: Mrne Valérie Collot, MM. Francis Bénard, Alain Caubet, Jean-Pierre Marin, René Parisse et François Ruffier.
- Election comme membres associés de Mme Mareike Wolf-Fedida, professeur de psychopathologie à l'université Paris VII (parrains Bernard Gourbin et Edouard Zarifian); MM Christian de Bartillat, écrivain-éditeur (parrains Jean-Marie Lepargneur et Jacqueline Musset); Albert Bonin, professeur d'espagnol (parrains Jean-Louis Dumas et Gérard-Guy Mouchel); Régis Cotrel, notaire à Saint-Lô (parrains Bernard Gourbin et Bernard Pagnon); Robert Denis, professeur de musique (parrains Christophe Coin et Jean Malraye); Gérard Dubuisson, éditeur (parrains Jean-Marie Monet et Jean Malraye); Jean-François Duhamel, professeur agrégé de pédiatrie (parrains Bernard Blanchard et Yvon Bénard); Adrien Goetz, maître de conférence en histoire de l'art (parrains Gérard-Guy Mouchel et Claude Roche); Yannick Guillou, éditeur (parrains Jean-Marie Monet et Jean-Marie Lepargneur); Louis Le Roch' Morgère, archiviste départemental du Calvados (parrains Jacqueline Musset et Jean-Louis Dumas); Denis Busardo, ingénieur (parrains Claude Roche et Eckart Thomä).
- MM. François Jouan et Gabriel Langlois, membres titulaires souhaitent passer à l'honorariat. L'assemblée désigne pour les remplacer au poste de titulaire deux membres associés, Mme Françoise Rebena, professeur de Première supérieure, et M. Christian Huni, pharmacien.
- Mise en application du nouveau taux de cotisation (100 €) voté par la Commission administrative sous le précédent mandat lors de sa séance du 26 septembre 2005.

- Le 28 - L'Académie représentée à l'apéritif musical organisé par la municipalité de Verson en partenariat avec la Région et la Communauté de communes "Les Rives de l'Odon" dans le cadre de "2006 Senghor en Normandie" en présence de Mme Senghor.

Juin

Le 5 - L'Académie représentée lors de l'hommage rendu en la cathédrale de Bayeux à la mémoire de notre confrère ancien ministre Raymond Triboulet.

- Le 9 - L'Académie représentée à la présentation du dernier livre de notre confrère Frère Dominique-Marie Dauzet: "La mystique bien tempérée. Ecriture féminime de l'expérience spirituelle, XIXè-XXè siècle" à l'abbaye de Mondaye.

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Ils ont parrainé des filleuls et des filleules

Bernard Beck: Alain Caubet
Jacques Belin: Jean-Pierre Marin
Yvon Bénard: Francis Bénard; Edouard Zarifian; Jean-François Duhamel

Bernard Blanchard: Louis Bach; Jean-Pierre Marin; Jean-François Duhamel
Christophe Coin: Robert Denis
Jean Collin: Jacques Legendre
Joseph Decaens: Marie-Laure Gaunet

Jean-Louis Dumas: Albert Bonnin; Louis Le Roch' Morgère
Michel Godefroid: François Ruffier
Bernard Gourbin: François Ruffier; Mareike Wolf-Fedida; Régis Cotrel
Christian Huni: Valérie Collot; Alain Caubet
Jean-Marie Lepargneur: René Parisse; Yannick Guillou; Christian de Bartillat
Jean Malraye: Gérard Dubuisson; Robert Denis
Jean-Marie Monet: René Parisse; Gérard Dubuisson; Yannick Guillou
Gérard-Guy Mouchel: Jacques Legendre; Edouard Zarifian; Albert Bonin; Adrien Goetz
Jacques Moulin: Valérie Collot
Jacqueline Musset: Louis Bach; Christian de Bartillat; Louis Le Roch' Morgère
Bernard Pagnon: Régis Cotrel
Claude Roche: Marie-Laure Gaunet; Francis Bénard; Adrien Goetz; Denis Busardo
Eckart Thomä: Denis Busardo

Edouard Zarifian
: Mareike Wolf-Fedida

Nouveaux académiciens depuis le 1er janvier 2006:

- Marie-Laure Gaunet, professeur honoraire de mathématiques
- Louis Bach, professeur émérite de droit
- Jacques Legendre, cadre retraité d'un groupe d'assurance
- Valérie Collot, professeur de pharmacognosie
- Francis Bénard, professeur émérite de biologie
- Alain Caubet, maître de conférences au CHRU de Rennes

- Jean-Pierre Marin, avocat honoraire
- François Ruffier, directeur général adjoint de la ville du Havre
- Edouard Zarifian, professeur émérite de psychiatrie et psychologie médicale
- René Parisse, inspecteur départemental honoraire de l'Education national
e
- Christian de Bartillat, écrivain-éditeur
- Albert Bonnin, professeur d'espagnol retraité
- Régis Cotrel, notaire à Saint-Lô
- Robert Denis, professeur retraité d'éducation musicale
- Gérard Dubuisson, éditeur retraité
- Jean-François Duhamel, professeur agrégé de pédiatrie
- Adrien Goetz, maître de conférences en histoire de l'art à Paris IV

- Yannick Guillou, attaché d'édition
- Louis Le Roch' Morgère, conservateur en chef des Archives de Basse-Normandie
- Mareike Wolf-Fedida, professeur de psychopathologie à Paris VII
- Denis Busardo, ingénieur en électronique et informatique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Caen

------------------------------------------------------(copie du dossier presse)

L'Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Caen a vu le jour en 1652 en son siège actuel, l'hôtel d'Escoville, place Saint-Pierre, alors hôtel du Grand Cheval, demeure de Jacques Moisant de Brieux, son fondateur. Elle rassemblait en ce lieu une trentaine de fins esprits de l'époque parmi lesquels Samuel Bochard, Pierre Daniel Huet et Regnault de Segrais dont les noms sont toujours en mémoire.

Elle est la plus ancienne des académies de province, l'un de ses membres, François Le Metel de Boisrobert, ayant pris une part prépondérante, dix-huit ans plus tôt, dans la création de l'Académie française. Les lettres patentes de l'académie de Caen ont été enregistrées le 17 février 1705. Elle est reconnue d'utilité publique depuis un décret impérial du 10 août 1853.

Tour à tour royale, impériale, républicaine, elle a survécu à de nombreuses mutations. Elle seule fut chargée à l'origine par Louis XIV de la pureté de la langue. Si préserver et promouvoir la langue française et, d'une façon plus générale, la culture classique, reste sa vocation première, son objectif n'est plus essentiellement littéraire. Depuis plus de trois siècles, elle a largement contribué à la vulgarisation de la chimie, des mathématiques, des sciences de la nature, stimulant aussi bien la musique et la peinture. On lui doit également des apports remarqués en matière de médecine. Elle prône la tolérance et défend le patrimoine régional artistique et culturel

L'Académie de Caen a fêté son 350è anniversaire les 13, 14 et 15 juin 2002 sous la présidence de M. Pierre Messmer, ancien Premier ministre et Chancelier de l'Institut de France dont elle dépend. Elle a juridiction sur l'ensemble de la Basse-Normandie.

Plusieurs illustres personnages ont appartenu à l'académie de Caen: le physicien Ampère, le cardinal Baudrillart, les académiciens français Henry Bordeaux et Octave Feuillet, le navigateur Bougainville, les poètes François Coppée, Lamartine et Léopold Senghor, l'ancien président de la République Paul Deschanel, le navigateur Dumont d'Urville l'astronome Camille Flammarion, le général Gouraud, les historiens Tocqueville et François Guizot, les mathématiciens Laplace et Le Verrier, mais aussi La Varende, Arcisse de Caumont, Roederer, Henri Poincaré, le professeur Lucien Musset, l'ancien ministre Raymond Triboulet...

Composition de l'académie

Au 14 janvier 2006 (date des dernières élections), l'académie de Caen rassemble 45 membres titulaires, 96 membres associés correspondants ainsi que 16 membres d'honneur et membres honoraires.

L'académie s'honore de la présence en son sein de personnalités très connues parmi lesquelles Pierre Chaunu, professeur émérite à la Sorbonne, membre de l'Institut, l'ancien ministre Louis Mexandeau, le chef d'orchestre Christophe Coin, l'écrivain franco-russe Vladimir Fédorovski, la chercheuse Madeleine Foisil, Jean-Marie GirauIt, sénateur-maire honoraire de Caen, le journaliste du Times Charles Hargrove, le professeur Karin HoIter, de l'Université 1 d'Oslo, Jaroslava Moserova, vice-présidente de l'UNESCO, les cancérologues Israël et Abbatucci, Mireille Lamarque, conservateur en chef des archives de l'Institut de France, le professeur Joseph Maalouf, de Beyrouth, le préfet de région Rémy Pautrat, Anne Muratori-Philip, grand reporter au Figaro, le psychiatre Edouard Zarifian, etc.

L'académie est dirigée par une Commission administrative de 20 personnes qui ont, chacune, une tâche bien définie. La commission élit un bureau pour deux ans. Celui-ci vient d'être très largement modifié:

Président: Bernard Gourbin
Conseillers du président: Bernard Beck, Jean-Marie Lepargneur

Vice-président: Baptiste Leseigneur
Secrétaire perpétuel: Claude Roche
Secrétaire-adjoint: Jean-Louis Dumas
Trésorier: Jacques Belin
Trésorier-adjoint: Guy Pelletier
Présidente du Comité du prix: Jacqueline Musset

L'académie a embauché le 5 décembre 2005 sur un "contrat d'avenir" un secrétaire administratif. Ses bureaux sont installés au 2è étage de l'hôtel d'Escoville. (Tél\fax. 02 31 86 14 16 - Courriel: accaen.scabl@wanadoo.fr). Elle vient de réactiver son site internet consultable à l'adresse: http//www.academiecaen-scabl.com.

Début 2004, elle a soutenu la fondation d'une association "Les Amis de l'Académie" qui, depuis lors, propose, dans ses locaux, une dizaine de rencontres-débats d'octobre à juin.

Activités et perspectives

- L'académie organise des conférences mensuelles un mois sur deux en séance privée à l'hôtel d'Escoville, un mois sur deux en séance publique à l'auditorium du musée des Beaux-Arts devant 100 à 250 auditeurs selon l'intérêt du sujet et la notoriété de l'orateur.

- Chaque année, début décembre, elle décerne un prix littéraire qui couronne un ouvrage en rapport avec la Normandie. Le lauréat 2005 est Christian de Bartillat, auteur de Deauville et la côte de ciel.

- Elle publie une Gazette bi-annuelle (rédacteur en chef Bernard Gourbin) et, périodiquement, un livre de Mémoires. Le tome XLI (2005) renfermant les conférences de 2003 et 2004, est paru en début d'année 2006.

- L'Académie organise également des séances de bibliographie les 1er vendredi du mois pair (Littérature), les 1er vendredi du mois impair (philosophie) et 2è vendredi du mois (Sciences).

- Sa bibliothèque, en voie de réorganisation, peut être consultée le matin aux jours ouvrables. Le catalogage vient d'être terminé.

- Seulement à l'intention de ses membres, elle a institué un trombinoscope et en assure le suivi. Par ailleurs, elle organise un banquet annuel et des voyages.

- Sur le plan intérieur, le président s'est engagé à développer de façon conséquente les effectifs de l'académie. il a passé un contrat moral dans ce sens avec chaque académicien. En effet, des personnes de qualité nous entourent dans et hors nos frontières bas-normandes, à nous de les recruter.

- Sur le plan extérieur, l'Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres envisage de s'ouvrir plus largement vers la société. A la fois par des réflexions et des projets, elle s'investira, au gré de l'actualité, dans la ville, le département, la région et offrira son label à un certain nombre de manifestations. Ce label, déjà accordé à la réception de Christian de Bartillat organisée au CID de Deauville, le sera aussi à l'occasion de l'année Senghor et de l'année Mozart.

- Chaque année, l'Académie participe au Salon du livre de Caen. Elle y a son stand et plusieurs de ses membres sont auteurs invités.

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Nous rendrons hommage à la mémoire du ministre Raymond Triboulet, notre collègue, dans la prochaine Gazette.

 

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Les nôtres publient...

- Pierre Brunet: Inventaire régional des paysages de Basse-Normandie (2 tomes). Préfacé par l'ancien préfet Francis Idrac et l'ancien président de région René Garrec, ce bel inventaire illustré constitue un ouvrage de référence sur les paysages bas-normands. Au-delà du plaisir de la découverte des richesses paysagères, il donne une clé de lecture des lieux où nous vivons et sur lesquels nous apportons tous des modifications. Il apporte aussi des éléments de réflexion sur les évolutions liées à l'économie ou à l'usage du sol et sur les conséquences visuelles qu'elles engendrent. La première partie de cette somme de 871 pages retrace l'évolution de l'occupation humaine et les paysages qui en ont résulté. La seconde détermine la place de l'arbre et de la haie. Une troisième partie, enfin, définit les «unités de paysage» avec leurs éléments géographiques. Ecrit en collaboration avec Pierre Girardin. (Conseil Régional de Basse-Normandie et Direction Régionale de l'Environnement).

- Adrien Goetz: Ingres Collages. Notre nouveau collègue vient de publier un essai d'histoire de l'art qui accompagne l'exposition dont il est le commissaire et qui est visible jusqu'au 21 août au musée des Beaux-Arts de Strasbourg (Palais Rohan). Plutôt que de présenter des dessins achevés, aboutis, cet essai d'Adrien Goetz met en lumière un choix de feuilles qui témoigne du travail de l'artiste, de la technique de l'atelier. Avec la révélation de ces "collages", on est au plus près de la méthode d'Ingres qui apparaît dans ces dessins, nullement destinés à être montrés, plus audacieux encore que dans ses œuvres officielles. Il est "moderne". Dans sa recherche de la beauté parfaite, l'artiste ouvre la voie aux collages des surréalistes et des cubistes. Et si Le vœu de Louis XIII, L.'Apothéose d'Homère, Le bain turc, ses toiles les plus célèbres, étaient, d'abord, des collages? Le livre est préfacé par Florence Viguier, conservateur du musée Ingres de Montauban. (Editions Le Passage)

- Adrien Goetz: A bas la nuit ! Qui est Maher ? Comment un jeune homme d'origine tunisienne, né dans un quartier de La Plaine Saint-Denis, se retrouve-t-il au premier rang du monde de l'art, des grands collectionneurs et des marchands parisiens ? A l'hôtel Drouot, c'est une surenchère de ragots. Comment un beur a-t-il pu hériter de la collection de la riche excentrique Laura Bagenfeld et prendre son nom ? Un couple de conservateur de musée le rencontre lors d'une fête à Florence. Sous leurs yeux, Jeanne, la petite amie de Maher, est enlevée. La rançon: sept tableaux de la collection Bagenfeld que rien ne semble lier les uns aux autres. S'ensuit une traque entre l'Italie, la Suisse, un château en Auvergne et une île du Pacifique. La personnalité de Maher reste une énigme. Qui percera le mystère de ce Gatsby moderne ? Le lecteur, bien sûr, mais avec lui l'auteur qui publie ici son 4è roman sorti en mai. (Grasset)

- Selva Gourcy: Mathilde, femme de Guillaume. Le premier roman historique sur la vie de l'épouse de Guillaume Le Conquérant est dû à notre consoeur Selva Gourcy, auteur de plusieurs romans, d'une soixantaine de nouvelles radiophoniques, adaptatrice, par ailleurs, d'œuvres de Maurice Genevoix, André Chamson, Joseph Kessel. .. Pourquoi un roman sur Mathilde dont on ignore à peu près tout (même le visage) sinon, tout de même, qu'elle fut «aux affaires» plus de la moitié du temps, Guillaume étant absent. On trouve, en effet, la présence de Mathilde dans 25 % des chartes. Dissimulée dans l'ombre gigantesque de son époux qu'elle accompagna sa vie durant, cette petite femme avait l'énergie d'une grande dame. Sans s'éloigner des chemins tracés par l'histoire, Selva Gourcy revêt d'un peu de chair et de vie cette image trop pâle d'une Reine et Duchesse méconnue, aimée de ses contemporains. L'historien Pierre Bouet apporte sa caution à l'ouvrage. (Editions Alizé-CdJ)

- Gilles Henry: Histoire d'un rapt. Auteur de plus de cinquante ouvrages (biographies, dictionnaires, guides, albums), Gilles Henry «décortique» cette fois un horrible fait-divers qui commence et finit à Caen. Nous sommes un an après mai 68. Robert Kratuzick et Gilbert Rondo finissent de purger une peine de réclusion à la prison de Caen. Tous deux ont un sérieux vague à l'âme dans l'attente de ce proche avenir de liberté qu'ils se promettent «à la vie à la mort». L'équipe, une fois libre, se décide pour le rapt d'un enfant. Le 16 novembre 1970, une petite annonce providentielle dans un journal parisien enclenche les événements: on recherche la mystérieuse femme blonde qui a enlevé le petit Bernard, et son complice présumé. La rançon de 15 millions de F; est rapidement payée et le bébé libéré dans la nuit, à Rouen. Toute ressemblance avec des personnages ayant réellement existé serait pure coïncidence. L'affaire, pourtant, ne fait que commencer... (Cheminements)

- Marie-Odile Laîné: Balade dans la Manche sur les pas des écrivains. «Qu'est-ce qu' un écrivain ? C'est quelqu' un qui nous transporte. Et nous serine: allez-voir là-bas, vous y êtes !». Cette formule est tirée de l'un des vingt récits de vie qui composent cette Balade dans la Manche construite à l'image d'un précédent volume sur le Calvados. Cette fois encore, plusieurs des nôtres s'y expriment pour évoquer, sous la conduite de Marie-Odile Laîné, l'auteur qu'ils ont choisi, soit parce qu'ils l'aiment tout simplement, soit parce qu'ils furent des gloires de notre académie. Claire Vaudevire évoque Octave et Valérie Feuillet, le "Musset des familles" et la "Sévigné des Palliers". Louis Lebarbanchon nous fait revivre notre bon Louis Costel. Jean- Louis Benoît nous parle d'Alexis Tocqueville en son village et Madeleine Foisil de Gilles de Gouberville, son gentilhomme aux champs. Nous cheminons sur leurs pas, en boucle, à travers cette Manche singulière. (Editions Alexandrines)

- Jean-Pierre Marin: Au forgeron de Batna. L'auteur, nouveau venu à l'Académie, est né en Algérie. Le forgeron de Batna, c'est son père, Aimé Marin, homme de l'Aurès, auquel ce livre rend un immense hommage. Ode incantatoire, murmurée avec reconnaissance puis criée avec rage, on y découvre la mixité d'une famille implantée en Algérie depuis quatre générations, dont une branche servait l'armée française tandis que l'autre était engagée dans le FLN auquel elle appartient toujours. Jean-Pierre Marin lève un voile sur les secrets de cette région et tente d'expliquer pourquoi ce ne pouvait être que dans ces montagnes que se fomenterait l'insurrection de la Toussaint 1954. En humaniste soucieux de justice, il témoigne aussi sur la vie réelle des «petits pieds-noirs» appelés à tort «colons». Les Français d'Algérie (et les autres) seront nombreux à se reconnaître dans ce récit dont chaque détail a fait l'objet d'un scrupuleux travail de mémoire. (L 'Harmattan)

- Mareike Wolf-Fedida: Amour, identité et changement. Nouvelle venue, elle aussi, à l'Académie, Mareike Wolf-Fedida, professeur de psychopathologie, a succombé à la question maintes fois posée par ses amis: «Essaie d'écrire pour les gens normaux !». Alors, autant aller à l'essentiel: l'amour. L'amour est la seule raison de vivre et anime les espoirs secrets - avoués ou non. Pourtant, comment se fait-il qu'une chose aussi élémentaire soit aussi compliquée ? En trois cents pages l'auteur répond à ce paradoxe en tentant d'établir le lien entre la clinique psychanalytique, le transfert dans l'amour et les histoires d'amour, les nôtres, telles qu'elles se racontent. Toute relation comporte des révélations inattendues, peut-être même provoquées par soi- même ! De manière soudaine, toute personne qui aime peut se voir confrontée à l'étendue des souffrances de l'âme sans comprendre ce qui lui arrive. Mais il est impossible de conclure sur l'amour, prévient-elle. Dont acte. (MJWF édition)

- Edouard Zarif'ian: La Force de guérir. Au-delà des traitements et de toutes les techniques, aucune guérison n'est complète si ne s'instaure au cours des soins et après ceux-ci, entre le malade, ses proches et son médecin, une relation humaine particulière, véritable alchimie fondée sur la parole. Psychiatre depuis plus d'un quart de siècle, le professeur émérite Edouard Zarifian nous livre ici le fruit de toutes les rencontres, de tous les échanges qu'il a eus avec ceux et celles qui ont choisi, à un moment difficile de leur vie, de lui faire confiance. Peut-on guérir par la seule force de son psychisme ? Pourquoi refuse-t-on parfois - inconsciemment - de guérir? Quelle est l'influence réelle de l'entourage sur le résultat des soins? Explorant les chemins surprenants de la guérison, il montre comment retrouver le pouvoir d'une parole trop souvent négligée ou muselée par la médecine moderne. (Editions Odile Jacob)

- Edouard Zarifian: Le goût de vivre, retrouver la parole perdue. Face à la souffrance qui accompagne tant d'événements de l'existence, c'est le goût de vivre qui nous permet d'aimer, d'aider, de soulager. C'est l'échange de paroles qui fait de nous des humains et qui façonne nos mondes intérieurs. C'est la parole, source de nos bonheurs comme de nos peines, qui nous fait vivre dans un mélange subtil de réel, d'imaginaire et de symbolique. Pour savourer le goût de vivre, sachons ensemble retrouver la parole perdue, car nous avons encore tant de choses à nous dire... C'est le message que nous délivre, avec ce livre, le professeur Zarifian dont les précédents ouvrages, Les Jardiniers de la folie, Des paradis plein la tête et La force de guérir, ont été de très grands succès de librairie. Edouard Zarifian est également l'auteur chez un autre éditeur, sous le titre alléchant: Bulles de Champagne, d'un très bel album qui nous éloigne de la psychanalyse, encore que... (Odile Jacob)

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Les récentes communications

par J-L Dumas

3 décembre 2005: "La triste condition des enfants naturels en Normandie jusqu'à la Révolution" par Mme Jacqueline Musset. Il s'agit de la situation de ces enfants qui vivent dans une indifférence presque totale. A partir du XVIIè siècle, en Normandie, juges et magistrats assureront aux «bâtards», grâce à la jurisprudence, un destin moins terrible que celui d'«étrangers» qui était le leur. Eventuellement, le père se voit imposer des obligations. Dans la première moitié du XVIlle siècle, les jurisconsultes vont pouvoir rapprocher le sort des enfants naturels de celui des enfants légitimes. Il reste encore beaucoup à faire: le «droit de bâtardise» en faveur du seigneur durera jusqu'à la Révolution. Pourtant une évolution favorable s'est opérée - contre la coutume - grâce, cette fois, aux juristes et à la compréhension d'hommes de bonne volonté.

16 décembre 2001: "Elaborer un budget" par M. Jean Bouglé. Il est toujours difficile d'élaborer un budget. Il s'agit d'une notion technique et d'une notion politique. L'arithmétique budgétaire subit de nombreuses contraintes. La politique budgétaire rencontre un certain nombre de limites. La dépense publique est une donnée incontournable. La répartition entre impôts directs et impôts indirects est d'une importance capitale. La dette publique soulève des questions auxquelles les réponses ne doivent être que politiques. De nouveaux moyens techniques se mettent en place, mais une volonté politique est nécessaire. Le catastrophisme n'est pas indispensable...

14 janvier 2006: 1. "Etude linguistique du mot EURO" par M. Gérard-Guy Mouchel. Origine et étymologie d"euro" qui fait partie des mots tronqués (apocope). Toute une symbolique est à l'arrière-plan des décisions prises.

2. "La rescapée caennaise du Titanic" par M. Bernard Gourbin. C'est le récit d'une tragédie parmi les témoignages de survivants et des journaux de l'époque. Bernard Gourbin évoque l'embarquement, la manœuvre des remorqueurs, le voyage, le heurt de l'iceberg (14 avril 1912 à 22 h 15), le sauvetage de femmes et d'enfants (1 490 victimes, 711 survivants). Il y aura polémiques et batailles d'experts. Notre rescapée, née à Gourfaleur dans la Manche, est Marie Bouvet alors âgée de 28 ans. Elle a pu se marier en 1913 tout en éprouvant «la honte d'être vivante» et en conservant des objets fétiches futiles.

20 janvier 2006: "Les manuscrits enluminés de la Bibliothèque Mazarine" par M.Christian Péligry. Le "Liber Floridus" a pour ambition de mettre à la disposition de la communauté scientifique un corpus iconographique d'un intérêt exceptionnel. M. Péligry en retrace la genèse; le but en est la conservation d'un patrimoine fragile. Aujourd'hui, le dilemme conservation ou communication des documents précieux est largement dépassé: les nouvelles techniques jouent un rôle décisif. La démarche de consultation s'appuie sur la «grille de recherche iconographique»; le vocabulaire est hiérarchisé à partir d'un Thesaurus. La conférence se termine sur une enluminure représentant un maître et ses élèves.

11 février 2006: "Eugène-René Poubelle, illustrissime caennais méconnu" par Mme Josette Bénard. Eugène-René Poubelle est né à Caen en 1831. Réduire sa vie à son action pour la salubrité publique serait trop réducteur. Il a fait bien d'autres choses. II a été professeur de droit, préfet, ambassadeur, Homme politique républicain. On lui doit des embellissements de Paris. Quand son nom a-t-il été donné à la boite à ordure ? Dès 1890, un dictionnaire le donne comme nom commun.


17 février 2006: "De Nuremberg à La Haye ou les étapes de la justice pénale internationale" par Me Didier Patry. 1945, 1993, 1998 sont les dates-clé de cette construction. Les trois crimes dénoncés sont le crime de guerre, le crime contre l'humanité, le génocide. Certains pays ont proposé le crime d'agression. On constate le basculement du XXe au XXIe siècle: la juridiction est permanente; les effets sont le passage du «tout sanction» à la juridiction, l'éradication de la culture de l'impunité, la dissuasion judiciaire et (pourquoi pas ?) l'établissement de la vérité historique.

17 mars 2006: "Le fait religieux aujourd'hui dans l'enseignement en France" par Mgr Pierre Pican. En raison de l'actuelle crise de la conscience européenne, et de tant d'ignorances, l' Education nationale a programmé l'enseignement du fait religieux en général. L'enseignement religieux n'échappe pas à l'intelligibilité. Mais il faut ici un travail patient. Un nombre considérable de disciplines est concerné. Les enseignants doivent s'investir en une intelligente neutralité: ni réductionnisme, ni apologétique. La fécondité d'une telle pédagogie est indéniable.

25 mars 2006: 1. "Conserver, dit-elle" par Mme Françoise Bermann. Tous les ouvrages vieillissent; l'écrit devient patrimonial. Or, les bibliothèques sont fragiles. Le texte électronique est menacé à chaque progrès technique. Mais l'informatique souffre de pléthore. Offrant le dilemme entre le tohu-bohu et le silence glacé, internet est la caricature en grandeur réelle de la conservation universelle. Tout conserver n'a aucun sens. Le patrimoine est une culture: il doit être pensé.
2. "A propos d'un petit livre d'Antoine Galland sur l'origine et les progrès du café" par M. Christian Huni. Le conférencier présente d'abord le pélerinage de Galland, attaché d'ambassade à Constantinople (1670) d'où il rapporta la première traduction des Mille et une nuits; il fut également secrétaire de Foucauld, intendant de la généralité de Caen. Différentes hypothèses ont été émises sur l'origine du café. Mais son expansion fut foudroyante. Des maisons du café s'ouvrent au Moyen-Orient, puis en Europe. Cet essor connaîtra des vicissitudes pour des motifs touchant aux mœurs ou à la religion. Le café donna lieu, aussi, à de multiples chansons.

15 avril 2006: "Camille et Paul Claudel: génie et enfer" par M. Michel Brethenoux. Ce «sujet terriblement triste», dira Claudel à 83 ans, pose le problème du rapport entre génie et folie. Camille a été enfermée, avec la complicité de son frère, pendant trente ans dans un hôpital psychiatrique. 1 - On tiendra compte de l'histoire du milieu, de l'époque. Paul Claudel a frôlé l'enfer. Malgré sa conversion, il avouera son agressivité, sa dureté de cœur, voire sa complaisance au mal. Mais il pense que «le mal sert». 2 - Camille est présente en filigrane dans l'œuvre de Paul, des sculptures de Camille sont souvent commentées par son frère. M. Brethenoux insiste aussi sur l'opposition entre la vie de l'internée et celle du propriétaire du château de Brangues. 3 - Enfin, il s'interroge sur la religion du converti face à une «mystique à l'état sauvage». Camille priait-elle ? En 1935, elle a demandé à parler religion. Pour Claudel, la conversion comporte une violence. Le poète envisage une «océanique rédemption» par l'intercession de Marie.

21 avril 2006: "Santé et société" par le Dr André Flachs et Mme Marie Ménoret. Pour Mme Ménoret, toute maladie a sa part de social. Nous le vérifions par des évidences structurelles, conjoncturelles, situationnelles. L'évolution de l'hôpital, depuis les hôtels-Dieu jusqu'aux CHU, en fait foi. Notre quotidien est soumis à la médicalisation. Nous pensons en termes de risque et de santé. Celle-ci se présente comme un devoir. Mais la santé ne peut plus ne relever que de la médecine, qui perd son autonomie - Le Dr Flachs, généraliste, se dit un artisan. La médecine générale connaît une dilution qui a pour envers la concentration hospitalière. Elle n'est pas enseignée au CHU. La consultation dépend de différentes normes qui relèvent de la sociologie.

12 mai 2006: " La laïcité, une exception française" par M. Gérard Poulouin. La laïcité vient de loin. On peut remonter à Descartes puis aux Lumières. La laïcité prend des visages différents selon les pays. Elle est un héritage de l'Histoire. Ancien Régime, Révolution, Concordat, Loi de 1905, Comités d'éthique, voile islamique... L'idée en est portée par des partis de gauche, des "réseaux", des groupes de pression. La laïcité est "un idéal à réinventer" (Marcel Gauchet). Faut-il imaginer des "laïcités plurielles" ? Ne vaut-il pas mieux faire partager la laïcité grâce à l'école de la République ?

 

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Images

Au Salon du Livre de Caen, le professeur Alain Deloche
entouré de Bernard Gourbin et Gilles Henry

                 

Nouveau venu parmi nous, Jean Pierre Marin,
l'un des auteurs du Salon de Caen

Le Lauréat 2005 du prix littéraire, Christian de Bartillat,
aux côtés de Claude Roche et Jacqueline Musset

Nathalie, notre ancienne secrétaire avant de faire ses adieux

 

Le président Claude Roche au
cours du banquet 2005

 

     
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Histoire des Académies


II. Naissances de l'Académie française et de l'Académie de Caen

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par Robert Lerouvillois (1)

Pour bien comprendre de quelle manière naquirent les académies provinciales - dont celle de Caen fut l'un des premiers exemples - il ne sera pas malvenu de se pencher sur la genèse de leur modèle parisien, l'Académie française.

C'est en 1630 que de jeunes écrivains, Germain Habert, Jean Chapelain, le poète Claude de Malleville, l'orateur et poète Jacques de Serisay, l'avocat Louis Giry prirent l'habitude de se réunir régulièrement chez leur ami le mémorialiste protestant Valentin Conrart, pour la simple raison que ce dernier était domicilié rue Saint- Martin, c'est-à-dire au centre de Paris. Le plus jeune d'entre eux avait 25 ans, et le doyen du groupe, Oger de Gombault, dit «le beau ténébreux», n'avait que 53 ans.

Leurs discussions, à bâtons rompus, étaient très libres et amicales, chacun soumettant ses propres œuvres à la critique de ses amis. Comme en témoignait l'un d'entre eux, «ils s'entretenaient familièrement, comme ils eussent fait une visite ordinaire de toutes sortes de choses, d'affaires, de nouvelles, de belles-lettres». Une promenade en commun, une collation clôturaient les rencontres, si amicales que chacun d'entre eux avait promis de n'en parler à personne. Promesse qui, bien entendu, ne fut tenue qu'un moment. Malleville, le premier, ne put s'empêcher d'en faire mention auprès de son ami l'avocat et poète Nicolas Faret, ce qui valut à Malleville les reproches du groupe, qui consentit néanmoins à admettre Faret. Et c'est Faret qui, à son tour, «vendit la mèche», si l'on peut dire, auprès de deux auteurs dramatiques, le parisien Jean Desmarets de Saint-Sorlin et le caennais François Le Métel de Boisrobert, qui étaient d'ailleurs amis du groupe initial.

A partir de là, reconnaissons-le, le ver était dans le fruit. Tout vint, apparemment, de Boisrobert, un abbé de cour, extrêmement spirituel et d'humeur très enjouée, qui était en grande faveur auprès du cardinal de Richelieu. Comment se fit-il que Richelieu s'employa bientôt à nommer Boisrobert aumônier du Roi, puis conseiller d'Etat, et à lui conférer des titres de noblesse ? c'est que le cardinal se piquait personnellement, lui aussi, de poésie dramatique. Le sujet d'une pièce, intitulée Mirame, fut indiqué par Richelieu à Desmarets de Saint-Sorlin, qui s'appliqua à la mettre en forme; et par ailleurs, le talent de Boisrobert fut mis à contribution, l'abbé devenant ainsi l'un des cinq auteurs, pas moins, qui travaillèrent aux pièces de théâtre du cardinal.

L'abbé de Boisrobert, pour délasser Richelieu des affaires de l'Etat, n'omettait pas de lui raconter les petites histoires de la cour et de la ville. Le caennais ayant exposé au cardinal le détail de ses visites à la petite assemblée parisienne, Richelieu, vivement intéressé, exprima le désir de voir bientôt ces personnes constituer officiellement un corps assemblé régulièrement sous une haute autorité politique, et demanda à son interlocuteur de jouer le rôle d'intermédiaire pour exprimer ses intentions aux membres de la compagnie jusqu'alors informelle.

Pratiquement contraints et forcés - en dépit de vives protestations de Jacques de Serisay opposé aux vues du cardinal - , les membres du petit groupe n'eurent d'autre choix que de s'exécuter, Richelieu neutralisant astucieusement Serisay en le promouvant directeur de la compagnie; et au rang des premières tâches qui lui furent assignées, l'assemblée fut priée de désigner une commission chargée de publier les «Sentiments de l'Académie française sur Le Cid de Pierre Corneille», délibérés en commun et rédigés en 1637 par Jean Chapelain.

Ce fut en 1652, dix-huit ans seulement après la constitution de l'Académie française, qu' un autre caennais, Jacques Moisant de Brieux, un ancien magistrat (il avait été conseiller au parlement de Metz), de confession protestante, tout comme Valentin Conrart qui avait hébergé chez lui les premières réunions du groupe devenu depuis l' Académie française, proposa de réunir régulièrement à son domicile, lui aussi, un groupe d'amis qu'il définissàit comme «d'honnêtes gens». Par prudence - ce qui en dit assez sur le climat de cette époque - Moisant, pour couper court à toute rumeur éventuelle, demanda aux autorités la permission de réunir ainsi périodiquement une petite assemblée chez lui: le duc de Montausier, gouverneur de Normandie, l'intendant Chamillard, le lieutenant général Malherbe, sollicités tour à tour, donnèrent leur accord à la requête.

Bientôt, une personnalité fort intéressante rejoignait la petite société, le théologien et philosophe hébraïsant Samuel Bochart, pasteur exerçant son ministère à Caen. Passionné par l'étude des antiquités sémitiques, il était aussi l'auteur d'une Géographie sacrée, ouvrage qui avait valu l'attention flatteuse de la reine Christine de Suède, laquelle avait appelé Bochart à Stockholm en 1652 pour un séjour d'un an. En 1663, occupant à Caen une chaire d'enseignement qu'il conserverait jusqu'à sa mort, il publierait son célèbre travail sur les Animaux mentionnés dans l'Ecriture sainte, ouvrage très apprécié par Cuvier et encore consulté par les érudits au début du XXè siècle.

(à suivre)

(1) Conférence donnée la 4 juin 2005 à l'occasion du deux cent cinquantenaire de la Société nationale académique de Cherbourg par Robert Lerouvillois, professeur honoraire.

 

 


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