Marcel
Wevant: Notre ami Marcel Weyant fut, parmi beaucoup d'autres
engagements, le rédacteur en chef de la revue Capella. On
se souvient de ses conférences sur la géologie lunaire,
les "petites planètes", l'étude avec expériences
sur les météorites ou l'intérêt astronomique
de tel manuscrit du Mont-Saint-Michel. C'était un passionné
du ciel.
Notre
collègue Jacques Legendre, son condisciple, membre comme
lui de l'ASNORA, nous a adressé sur le Net des photos sur
sa dernière apparition au lycée Chartier de Bayeux
ainsi qu'un bel article sur Galilée terminé juste
avant sa disparition. Marcel Weyant l'avait relu pour la dernière
fois avec l'aide sa fille Anne, le samedi 5 juillet 2008. Marcel
rejoignait le monde des étoiles deux jours plus tard.
Edouard Zarifian:
Françoise, la veuve de notre regretté collègue le
professeur Zarifian dont on a inauguré la rue près du CHU,
le 13 novembre dernier, nous informe qu'il existe rnaintenant un blog
à la mémoire de son mari: http://edouardzarifian.over-blog.com.
Une journée "Hommage" aura lieu à Paris le samedi
21 février 2009. Renseignements sur le blog.
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L'Académie
et la numérisation
L'Académie
a toujours souhaité conserver son patrimoine, que la guerre a malheureusement
détruit en grande partie, et le mettre à la disposition
du public. Elle possède une collection presque complète
des Mémoires d'après 1800 (les Mémoires
d'avant la Révolution sont presque introuvables), les lacunes portant
sur les années 1816, 1825, 1840, 1849, 1852, 1880 (supplément),
1887-88, 1889, 1911 (suppl.), 1914, 1920-21, 1932, 1939 et 1949. Les dons
de nos confrères seront accueillis avec gratitude. Ces numéros
manquants sont pour la plupart consultables aux Archives départementales,
où j'ai préféré les laisser chaque fois que
le stock ne dépassait pas trois ou quatre exemplaires, et à
la bibliothèque de Caen-Ia-Mer (usuels du fonds normand, au premier
étage).
La numérisation est présentement un des moyens, qui complète
le livre sans le supplanter. L'Académie avait accepté ma
proposition d'en étudier la possibilité. On trouvera sur
notre site Web, sous la rubrique Archives, l'Hercule de l'Esthonie,
d'Alexandre Büchner. Je rappelle que la numérisation peut
se faire de deux façons. En mode image, on a une photo de la page;
c'est facile à obtenir, peu coûteux en temps, mais cela prend
ensuite beaucoup de place en mémoire. En mode texte, un logiciel
de reconnaissance des caractères, comme ceux que les banques utilisent
pour traiter les chèques, identifie les lettres une à une.
L'éditeur, ainsi que tout lecteur, peut modifier à son gré
la mise en page, copier des fragments, faire de ces recherches qui prenaient
au XVIIe siècle une vie de bénédictin, comme trouver
toutes les occurrences d'un mot. Mais cela impose une relecture soignée
du texte. Puis il reste à incorporer les illustrations, les tableaux
( généalogie des téléosauriens ou des Le Vallois
d'Escoville), enfin les formules algébriques et figures de géométrie,
nombreuses dans les Mémoires du XIXe siècle. La
BNF, avec le premier projet Gallica, avait choisi le mode image, et s'étonnait
ensuite de n'être pas répertoriée par Google. Elle
a revu sa politique. Certains ouvrages sur Gallica ont été
convertis en mode texte, mais le résultat est pour le moment catastrophique,
comme chacun pourra s'en convaincre en naviguant sur http://gallica2.bnf.fr/.
Il faudra sans doute dans les pires des cas reprendre à zéro
la saisie.
Revenons à
nos Mémoires. La BNF en a entrepris la saisie. On les
trouvera donc un jour ou l'autre sur Gallica. Nous n'aurons plus qu'à
mettre sur notre site un lien vers cette bibliothèque, ainsi que
vers www.normannia.info. où on peut déjà trouver
quelques une de nos mémoires (à première vue, ceux
qui figuraient sous forme de tirés à part dans quelques
unes des bibliothèques de la région). Notre rôle sera
modeste: il pourra consister à mettre à la disposition de
la BNF, dont l'exhaustivité n'est pas totale, ou à numériser
nous-mêmes les quelques volumes qui lui manquent.
Pour sa part,
Google vient de numériser nos Mémoires des années
1849, 1851, 1852, 1856, 1858, 1864, 1866 et 1867 en mode image sur les
exemplaires de l'université de Gand: voir books.google.fr. De son
côté, le site www.archive.org/details/memoiresdelacade56caen
met aussi en ligne le volume de 1856, extrait des collections du museum
d'histoire naturelle de Londres, avec une version image fort agréable,
et une version texte qui, bien entendu, est à peu près illisible
(cela commence par 4856 au lieu de 1856 pour le millésime) comme
chaque fois que l'on fait l'impasse sur la relecture par un correcteur
.
La BNF, respectant scrupuleusement le droit d'auteur, laisse de côté
ce qui a moins de 70 ans. Pouvons-nous considérer qu'en nous confiant
leur manuscrit, nos confrères nous ont permis implicitement la
reproduction par d'autres moyens que l'imprimerie? Prenant la question
par l'autre bout, il serait sans doute sage de demander systématiquement
cette autorisation. Il faudra aussi que l'Académie décide
du délai au bout duquel la mise en ligne est souhaitable ; évidemment
pas sur le champ, car cela nuirait à la vente de nos Mémoires.
Cela pourrait se faire au bout de cinq ans ou encore quand un volume est
pratiquement épuisé. Nous disposons de la version préparée
par notre secrétaire; faut-il demander à l'imprimeur de
nous renvoyer la version ne varietur?
En relation
avec la bibliothèque de Caen la Mer, j'ai entrepris l'étude
de faisabilité de la numérisation de nos premiers registres
des séances, qui s'y trouvent, sans que les conditions de transfert
soient bien claires. L'un d'entre eux est même considéré
par erreur comme appartenant au fonds de G. Lavalley. Il est vrai que
s'ils avaient été à l'hôtel d'Escoville en
1944, ils seraient partis en fumée. Les deux derniers, enrichis
chaque mois par J. L. Dumas, sont au secrétariat. Ici, il s'agit
de manuscrits; seul le mode image est envisageable. Et un travail important
d'indexation serait un préalable à une utilisation pratique.
Y aurait-il là un sujet possible de mémoire de maîtrise
ou de thèse?
Et la conservation?
C'est un problème encore mal résolu. La BNF, prévoit
toujours au moins deux exemplaires en des lieux séparés;
elle procède périodiquement, comme nos moines du Moyen-Age,
à des copies de sauvegarde, et prévoit une conversion des
formats quand la technique ou la normalisation change. C'est le SPAR,
ou Système d'Archivage et de Protection Réparti, qui pourrait
être aussi proposé aux collectivités territoriales
pour leurs archives. On n'a pas confiance en la pérennité
du CD-ROM; on n'a pas, comme avec le livre, plus de cinq siècles
de recul, et on observe le vieillissement des CD ordinaires. Voyez le
cri d'alarme du physicien (et ancien membre du Conseil Supérieur
des Bibliothèques) Frank Laloë, dans le Monde des
27-28 janvier 2008. Le CD en verre, développé par une entreprise
normande, utilisé au moins une fois par le Musée de Normandie,
est-il la solution? Encore faut-il être assuré de pouvoir
le lire; sans remonter au phono à cylindres, on sait les problèmes
que posent à leurs détenteurs contemporains les films en
8 et 9,5 mm, les disques 78 et 45 tours, les cassettes Betamax.
Claude
ROCHE
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Le
saviez-vous ?
Les académiciennes caennaises:
elles sont 63 depuis la création de l'Académie
Une des particularités de l'Académie des Sciences,
Arts et Belles-Lettres de Caen est une participation féminime importante.
Notre secrétaire perpétuel, Claude Roche, s'est penché
sur leur sort et en a dressé une liste à peu près
exhaustive résultant du récolement des listes publiées
dans les Mémoires et de la lecture des comptes-rendus
manuscrits des séances.
Au XIXe siècle,
on compte 16 académiciennes, en général écrivains
ou peintres mais à la fm du siècle, n'en subsiste plus qu'un
quatuor. Aucune n'a accédé au rang de titulaire. Entre 1880
et 1950, le recrutement se limitera à une seule scientifique. En
1951, Melle Le Cacheux mettra un terme à cette longue mysoginie,
elle sera la première femme titulaire puis présidente. 45
autres seront nommées à la suite, dont 12 depuis 2005. Trois
exerceront la présidence: Mme Bénard, Melle Torchy et Mme
Musset.
De l'an XIII à 1950
Mme Eléonore Delabouisse (17 messidor XIII), poète.
(orthographiée ensuite de la Bouisse. Son mari, pour avoir
chanté son épouse Eléonore, est cité
dans Les Misérables, de Victor Hugo. Elle est avec son mari,
le premier exemple de couple d'académiciens. Six autres suivront).
Melle Williams.
La princesse Constance de Salm, née Constance Marie de Théis,
(1836), femme de lettres, Paris. (on vient de rééditer
en 2007 son Vingt-quatre heures de la vie d'une femme sensible).
Mme Lucie Coueffin (1833), poète, Bayeux. (elle a adressé
de nombreuses pièces de vers à l'Académie).
Melle Liénard, née Aglaé-Emma Chupin de Germigny
(1845), femme de lettres, Bayeux. (auteur d'ouvrages sur la musique).
Mme Marie-Caroline Quillet (1848), Pont-L'Evêque, poète.
(envoie deux pièces de vers à l'Académie).
Melle Rosalie du Puget (1848), femme de lettres, Paris. (née
en Suède de parents français, auteur de livres pour
enfants et de traductions en allemand, suédois et islandais).
Mme Eugène d'Hautefeuille, née Anne Marie Caroline
de Marguerye, (1849), femme de lettres, Agy. (auteur d'œuvres
en prose et vers, son salon s'ouvrit aux lettres. Elle milita activement
contre la peine de mort et pour le droit au divorce des femmes).
Mme de Montaran, (1849), poète et peintre, Paris. (également
auteur de récits de voyages et bienfaitrice du musée
des Beaux-Arts de Caen).
Mme Pigault, née Faucon (1850), peintre, Paris.
Melle Amélie du Bosquet (1851), femme de lettres (elle a
entretenu une correspondance suivie avec Flaubert).
Mme Carey (1858), poète anglais, Brixham. (fille du vice-amiral
Brenton).
Mme Esther Sezzi (1860), poète, Paris (son ouvrage Les Scabieuses
figurait dans la bibliothèque de VictorHugo à Hautevill-House.
Flaubert la cite également).
Mme L'Ecuyer (1869), Bayeux.
Mme Daché (1868), poète, Bayeux.
Mme Marie de Besneray (1879), femme de lettres, Lisieux.
Mme Le
Roux (1938), chef de travaux de zoologie à la Faculté
des Sciences, Caen.
De 1950 à nos jours
Melle Marie-Josèphe Le Cacheux (1951), archiviste en chef
du Calvados, présidente en 1963, Caen.
Melle
Françoise Debaisieux (1965), conservateur en chef du musée
des Beaux-Arts, membre titulaire, Caen. Mme Odette Pontal (1965),
archiviste paléographe, attachée au CNRS.
Melle
Geneviève Le C acheux (1970), conservateur en chef de la
bibliothèque, membre titulaire, Caen.
Mme Josette Bénard (1972), professeur de biologie, presidente
en 1985, Caen.
Mme Josée
Berthault (1981), artiste peintre, professeur de lettres, membre
titulaire, Caen.
Melle
Thérèse Torchy (1982), conservateur en chef de la
Bibliothèque universitaire, présidente en 1989, Caen.
Mme Jacqueline
Musset (1987), professeur de Droit, présidente en 1995, Caen.
Dr Marie-Rose
Hiverlet (1988), stomatologiste, présidente du "Souvenir
Normand", Paris. Mme Goyard-Fabre (1990), professeur à
l'Université, Caen.
Mme Chantal
Rivière (1990), vice-présidente de la société
du musée des Beaux-Arts, maire-adjoint de Caen en
charge de la culture.
Mme Elisabeth
Gautier-Desvaux (1991), directrice régionale des Affaires
culturelles, Caen.
Melle Simone Bertrand, conservateur de la bibliothèque municipale,
Bayeux.
Mme Paulette
Carrive, professeur à l'universté de Paris 1.
Dr Monique
de la Gontrie (1991), anesthésiste, membre titulaire, Condé-sur-Seulles.
Mme Clarisse Lebel, maire de Saint-Rémy l'Honoré.
Mme Monique
Husson, responsable du colloque de Cerisy-la-Salle, maire-adjoint
de Coutances.
Mme Françoise Rébéna (1993), professeur de
Première Supérieure, membre titulaire, Argences.
Mme Monique Dosdat (1995), conservateur de la Bibliothèque
municipale, membre titulaire, Caen.
Melle Jeanne Grall (1995), documentaliste-archiviste, membre titulaire,
Caen.
Mme Geneviève
Allaire-Miseroux dite GAM (1996), poète, historienne, Les
Andelys.
Mme Mireille
Lamarque (1997), conservateur en chef des archives de l'Institut
de France, Paris.
Mme Madeleine Foisil (1998), docteur en Histoire, ingénieur
de recherches au CNRS, Paris.
Mme Françoise
Bermann (1998), conservateur des bibliothèques universitaire,
membre titulaire, Caen. Mme Selva Gourcy (1998), romancière,
scénariste, Caen.
Mme Karin
Holter (1998), professeur de littérature française,
université 1 Oslo.
Mme Chantal
Lemercier-Quelquejay (1998), professeur à l'IHESS, Mont-Saint-Aignan.
Mme Noëlla du Plessis (1999), conservateur en chef de la bibliothèque
de Caen.
Mme Anne
Muratori-Philip (2001), historienne, grand reporter au Figaro, Paris.
Mme Françoise
Lecocq (2001), maître de conférence à l'université,
membre titulaire, Caen.
Mme Françoise Lecaplain (2002), professeur de lettres.
Mme Marie-Françoise
Carpentier (2002), professeur agrégé d'italien, Caen.
Mme Marie-Catherine
Mathieu (2003), professeur certifié de lettres, membre titulaire,
Caen.
Mme Monique Drouet (2005), chercheur en droit, philosophie et histoire,
Périers sur le Dan.
Mme Anne-Marie Cousin (2005), maire de Torigni-sur- Vire, conseiller
régional.
Mme Régine
Bellier-Danhiez (2006), professeur agrégé en arts
plastiques, Mathieu.
Mme Valérie
Collot (2006), professeur de pharmatognosie à l'université,
Caen.
Mme Marie-
Laure Gaunet (2006), professeur de mathématiques, Caen.
Mme Mareike
Wolf-F édida (2006), professeur de psychopathologie à
Paris VII, Saint-Martin-de-Blagny.
Mme Simone Fehlmann (2007), inspecteur d'académie, Caen.
Mme Silvia Fabrizio-Costa
(2007), professeur de langue, littérature et civilisation italiennes
à l'université,Ducy-Sainte-Marguerite.
Mme Bertile
Fournier-Huguet (2007), harpiste, Touques.
Mme Elisabetta
Limardo-Daturi (2007), enseignante d'italien à l'université,
Epron.
Dr Marie-Thérèse Valla-Lequeux (2007), pédiatre,
Caen.
Mme Elisabeth
Halbout-Cohen (2007), auteur-publiciste, Flers.
(les dates entre parenthèses
indiquent l'année d'élection)