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La GAZETTE
de l'Académie des Sciences,
Arts et Belles-Lettres de Caen
(N°19
été 2008) |
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EDITORIAL
L'Académie
est l'affaire de tous
Au moment où
je prends la présidence de l'Académie des Sciences,
Arts et Belles Lettres de Caen, je voudrais d'abord remercier mon
ami Bernard Gourbin pour l'excellent travail accompli.
Bernard, journaliste de grand talent, doté d'une vaste culture
générale, est apte à traiter de tous les sujets
et des plus divers. Pendant son mandat, il a:
- d'une part, augmenté considérablement le nombre
de nos membres en y faisant notamment rentrer des personnalités
des départements de la Manche et de l'Orne, donnant ainsi
à notre Académie une vocation plus régionale.
- d'autre part, il a acquis pour le compte de l'Académie
un matériel sophistiqué et de qualité.
Merci Bernard pour ton travail.
Pour ma part, je voudrais, à nouveau, remercier tous ceux
qui ont contribué à mon élection à la
tête de cette prestigieuse Compagnie.
L'Académie est l'affaire de tous ses membres
et je souhaite que chacun et chacune d'entre nous s'investisse et
fasse des propositions pour un meilleur fonctionnement. Vos propositions
seront soumises à la Commission administrative qui entérinera
les éléments intéressants.
Je souhaite que chacun et chacune d'entre vous sensibilise ses amis,
confrères et consœurs, pour une plus grande assiduité
à nos séances. Je constate, en effet, que beaucoup
de membres, une fois élus, n'assistent pas à nos séances.
Nous avons un effort à faire pour que l'élection à
l'Académie ne soit pas un simple honneur mais exige, au contraire,
une participation réelle de nous tous.
A cet égard, nous avons, malgré les efforts faits,
très peu de consœurs, aussi je vous demande de nous
proposer des femmes de qualité afin qu'elles aient leur place
parmi nous.
Très cordialement.
Baptiste LESEIGNEUR
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Lundi
7 janvier 2008 -
Réunion de la Commission administrative.
Le contrat du secrétaire, Nicolas Rajaomilison, est reconduit pour
trois ans.
Le président fait part du décès en décembre
de M. de Ménibus, pédiatre à Rouen, il était
membre associé correspondant de notre Compagnie depuis 1998.
Samedi
12 janvier-
Passation de pouvoirs: M. Baptiste Leseigneur succède à
M. Bernard Gourbin à la présidence de l'Académie
pour l'année 2008/2009.
M. Jacques Moulin
est élu vice-président pour la même période.
M. Paul-Etienne d'Alché est proposé comme membre titulaire
en remplacement de Mme Josée Berthault, décédée.
Conférence
privée de Mme Monique Drouet sur "Ada Lovelace, la
première programmeuse".
Samedi 2 février-
Conférence publique de M. Bernard Decomps sur: "Une
esquisse de la ville en 2050".
Samedi 8 février-
Conférence privée de Mme Bertille Fournier-Huguet sur "Histoire
de la harpe, de l'antiquité à nos jours" suivie
d'un concert.
Lundi 25 février-
Réunion de la Commission administrative.
En raison de
son état de santé, Melle Jeanne Grall passe à l'hononariat.
Lundi
17 Mars
- Réunion de la Commission administrative.
La candidature de M. Eric Eydoux, de Caen (parrains MM. JeanMarie
Lepargneur et Guy Pelletier), est agréé par la CA.
Les Mémoires de l'Académie sont consultables sur le site:
htpp//Gallica2.bnf.fr
Un voyage d'une journée à Rouen (visite de musées)
est envisagé fin septembre-début octobre prochains. Un autre
aux Indes l'année prochaine.
Vendredi 4 avril- Obsèques
en l'église Saint-Jean de Melle Jeanne Grall, documentaliste, archiviste
honoraire. Elle était membre titulaire de l'Académie depuis
1995.
Vendredi 11 avril- Obsèques
en l'église abbatiale Saint-Etienne de Caen de notre collègue
Gabriel Langlois, inspecteur général honoraire de l'Education
nationale. Membre honoraire de l'Académie, il y était entré
en 1977.
Samedi 12 avril - Obsèques
en l'église réformée de France à Caen de notre
collègue Martial Lapicida, inspecteur général honoraire
de l'Education nationale, membre associé correspondant depuis 1987.
Samedi 26 avril - Conférence
publique de M. Gérard Larcher, ancien ministre, sénateur-maire
de Rambouillet sur " Le rôle et le fonctionnement du
Sénat".
- Réunion de la Commission administrative.
M. Pierre Chaunu passe à l'hononariat.
Mme Monique
Dosdat est proposée comme membre titulaire en remplacement de Melle
Grall, décédée, ainsi que M. Jacques Legendre, en
remplacement de M. Pierre Chaunu.
Samedi 17 mai - Visite à
l'Académie de M. Daniel Grasset, président de la Conférence
nationale des Académies de France. Il nous fait une communication
en séance privée.
Election de
MM. Pierre-Marc Ageron (parrains: Jean-Jacques Bertaux et Claude Roche);
Pierre Bouet (parrains: Bernard Beck et Gérard-Guy Mouchel); Gérard
Fournier (parrains: André Heintz et Yves Lecouturier); Gérard
Kempf (parrains: Bernard Beck et Jacqueline Musset); Charles-Edouard Leroux
(parrains: Jacques Belin et Jacques Moulin).
- Conférence
de Mme Fabienne Verger-Lucet sur "Maxence van der Meersch:
une conception rénovatrice du roman naturaliste".
Samedi
24 et dimanche 25 mai - Présence de l'Académie
au Salon du Livre de Caen. 14 académiciens assurent la permanence
au stand durant les deux jours.
En association avec
"Rencontres pour lire", la Table ronde du dimanche 25 a pour
invité Claude Duneton. François de Cornière et notre
collègue Gilles Henry interviennent avec lui sur: "La
découverte des expressions orales fameuses".
Lundi 16 juin - Réunion
de la Commission adminstrative
Vendredi
11 juillet - Obsèques en l'église d'Anisy
de notre collègue Marcel Weyant, chargé de recherche au
CNRS, ancien président de notre Académie. Il y était
entré en 1987.
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Deuil
Au
printemps dernier, notre sécrétaire perpétuel, Claude
Roche, et son épouse ont eu la douleur de perdre leur fils Joel.
L'Académie était représentée aux obsèques
le 10 mai en l'église du Theil-sur-Huisne, dans le Perche ornais.
Dans cette épreuve, La Gazette assure nos deux amis de
toute l'affection des membres de
notre Compagnie.
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Les
nôtres publient...
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Etienne-Paul d'Alché:
Comprendre la physiologie cardio vasculaire. La 3e édition
a été revue et corrigée pour tenir compte de récentes
découvertes (par exemple pour expliquer l'origine de l'onde J).
Cet ouvrage destiné en priorité aux étudiants peut
intéresser un plus large public. Les techniques d'évaluation
de la pression artérielle (appelée improprement tension
artérielle) sont décrites en détail. La nature
des électrocardiogrammes si utiles au cardiologue pour déceler
la plupart des pathologies cardiaques est expliquée. Un nouveau
chapitre est consacré à la "Génétique
des troubles de rythme" car la mutation de nombreux gènes
est responsable d'arythmies cardiaques. La connaissance de la prédisposition
génétique (syndrome du QT long) au risque d'arythmies
ventriculaires appelées torsades de pointes est indispensable
pour éviter de prescrire certains médicaments. (Flammarion).
- Bernard Beck (en collaboration):
Le château de Bénouville, une œuvre de
Claude-Nicolas Ledoux. Le château de Bénouville
(naguère maternité départementale, aujourd'hui
siège de la Cour régionale des Comptes) est la propriété
du département du Calvados. Construit entre 1769 et 1780, il
fait partie des rares édifices qui témoignent de l'œuvre
de Claude-Nicolas Ledoux, architecte considéré comme l'un
des plus importants de l'ère moderne. En septembre 2006, un colloque
réunissait au château, historiens et chercheurs qui ont
permis de retracer les étapes de la construction du monument
et son histoire au fil du temps. Ils ont aussi précisé
leurs connaissances sur Ledoux. Les communications de ces huit chercheurs
(Bernard Beck, Gaston Bordet, Laurent Dujardin, Pierre Houssaye, Roger
Jouet, Yves Lescroart, Dominique Pain, Erwan Patte) sont publiées
dans cet ouvrage clair et abondamment illustré, réalisé
par le Conseil Général. (Editions Cahiers du Temps).
- Michel Giard: Sauveteurs
en mer: Atlantique, tome I de Belle-Ile à Royan.Pour
les quarante ans de la SNSM en 2007, Michel Giard avait consacré
son précédent ouvrage aux sauveteurs en mer de Bretagne.
Les vents étant favorables, l'aventure continue cette fois-ci
le long de l'Atlantique. Dans ce premier tome, l'auteur nous emmène
de Belle-Île à l'Île d'Aix en passant par le Golfe
du Morbihan, Le Croisic, l'Île d'Yeu et autres endroits connus.
Les anecdotes abondent, les témoignages aussi, à l'exemple
de celui-ci: ''Le bateau, retenu par la poupe, embarquait les crêtes
qui venaient se briser sur le plateau arrière. La barre était
dure, cela faisait deux heures que nous nous battions dans la nuit et
la houle ... Mes mots ne seront jamais assez forts pour remercier les
gars de l'équipe de nuit de La Rochelle qui sont venus nous chercher
et nous ramener au port ... ". (Editions Alan Sulton).
- Michel Giard: Sauveteurs
en mer: Atlantique, tome Il d'Oléron à Hendaye.
«Allô, Pierre Loti, allô Pierre Loti, venez vite,
je vous en supplie,dépéchez-vous», répétait
une voix d'enfant dans la radio du bord. Cette voix qui n'en finit pas
d'appeler sur une mer déchaînée, les canotiers du
"Pierre Loti" ne sont pas prêts de l'oublier. La tornade
frappe les Landes et le Pays basque, toutes les stations du littoral
sont en alerte. Le canot de sauvetage de Saint-Jean-de-Luz prend la
mer pour aller secourir le voilier "Margar" d'où une
petite fille lance son appel déchirant: les voiles sont lacérées
et il y a trois malades à bord. Seule et avec un cran étonnant,
la petite fille fait face. Malgré la mer énorme, le canot
fonce vers le point d'appel. Une fois encore, il ramènera le
"Margar" et ses quatre rescapés au port. De l'île
d'Oléron à la frontière espagnole, la Société
de sauvetage en mer dispose d'un maillage très serré.
Ce nouveau livre de Michel Giard fait suite aux deux précedents
ouvrages (Editions Allan Sutton).
- Lucien Jerphagnon:
La louve et l'agneau. (Réédition). Ce livre
est la refonte d'un ouvrage antérieur: Caïus, le dernier
verdict. Il s'agit d'un roman historique très attachant,
aucun personnage ne nous laisse indifférents. Mais une certain
mélancolie règne sur l'ensemble car les grandes persécutions
ne prouvent vraiment ni la foi des persécuteurs ni celle des
persécutés. Jerphagnon, pour qui le monde gréco-latin
est une seconde vie, nous montre, une fois encore, qu'il sait donner
un souffle nouveau aux vieilles humanités. (Desclée
de Brouwer).
- Yves Lecouturier:
Caen d'hier et d'aujourd'hui. Grand connaisseur de sa
ville mais, surtout, amoureux de Caen, Yves Lecouturier nous livre là
une étude illustrée sur le Caen d'hier et d'aujourd'hui.
L'ouvrage montre les représentations de la ville née de
la volonté de Guillaumùe-Ie-Conquérant à
la fin du XIe siècle. Ville médiévale et ville
classique cohabitent harmonieusement avec la ville moderne reconstruite
après les bombardements de 1944. L'auteur, en bon historien,
revisite chacun des quartiers et offre une promenade originale, vivante
et documentée à travers les rues et les places. A l'image
du Phénix établi devant sa nouvelle université,
Caen a su renaître de ses ruines pour redevenir «ce
Caen si renommé, si charmant, si superbe» comme l'écrivait
en son temps le fondateur de notre Académie, Moisant de Brieux.
(Editions Ouest-France).
- Philippe Lenglart:
Caen, Architecture et Histoire. «Concevoir
un tel ouvrage, explique l'auteur, professeur d'histoire et d'histoire
de l'art, c'est se proposer d'offrir les clefs d'une ville aux visiteurs
qui la découvrent pour la première fois». Mais
c'est aussi dans son esprit vouloir partager avec les Caennais qui cherchent
à mieux connaître leur cité, une histoire commune,
inscrite dans l'architecture et l'urbanisme, et ancienne de près
d'un millénaire. Depuis son essor sous Guillaume le Conquérant
jusqu'à sa reconstruction après la Seconde Guerre mondiale,
le guide de Philippe Lenglart nous fait découvrir jusqu'aux monuments
les plus secrets de la ville. Cette étude précise et fouillée
est le fruit d'un travail de dix années d'enquête et de
repérage appuyées par plus de 300 photographies révélant
des détails parfois insoupçonnés pour le simple
promeneur. Un remarquable album. (Corlet).
- Isabelle Saint-Bris:
Fedorovski, secrets et confidences. L'auteur
n'appartient pas à notre Académie, le héros du
livre si. Mais qui est vraiment notre ami Fédorovski ? Alexandre
Yakovlev, l'idéologue de la perestroïka le présentait
ainsi dans le Figaro: «Il fut un des premiers à rompre
avec les habitudes de la caste diplomatique pour s'engager dans la démarche
de la perestroïka. Depuis 1985, on se souvient de son visage à
la télévision, associé au vent des changements
qui animait son pays. Quand Gorbatchev fit marche arrière, Fédorovski
n'hésita pas à quitter la "carrière"
pour devenir le porte-parole du mouvement des réformes démocratiques
en août 1991 ... ». En suivant pendant des années
ce personnage à première vue indéchiffrable, Isabelle
Saint-Bris a mené une minutieus enquête mettant en lumière
les années cruciales de la chute du communisme et de la percée
de la liberté. (Editions du Rocher).
- Camille
Tarot:
Le symbolique et le sacré. Ce gros
ouvrage de 912 pages est vivant, agréable à lire. Il part
de la «situation à la fois complexe et calamiteuse»
de la définition de la religion. Puis il examine les merveilleuses
contributions théoriques, dont il pèse les forces et les
faiblesses respectives, pour proposer finalement sa solution: un modèle
plutôt qu'une définition. Nous avons là un manuel
de sociologie religieuse. «Seule la distinction du sacré
et du symbolique permet de comprendre que tout ait pu paraître
sacré, et que, néanmoins, la laïcisation soit possible»
(La Découvertel M.A. U.S.S.)
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Les
récentes communications
par J-L Dumas
8
décembre 2007:
"Histoire controversée de la découverte
de la pénicilline" par le Dr Yvon Bénard.
Il s'agit d'un épisode passionnant de l'histoire de la médecine.
La biographie d'Alexandre Fleming ne saurait nous laisser indif
férents. Une coïncidence de facteurs favorables lui
permit de découvrir le champignon penicillium notatum. Mais
les vrais inventeurs de l'antibiotique sont H. Florey et E.B. Chain.
La pénicilline voit le jour dans le laboratoire de Florey
et est introduite en thérapeutique en 1941. Et pourtant,
les honneurs sont allés à Fleming considéré
comme un héros public national. Cela
explique la polémique déclenchée par Wai-Chan.
Il convient donc de rétablir la vérité historique.
On voit quel fut, ici, le rôle du hasard. Mais «le hasard
ne favorise que les esprits préparés» (Pasteur).
La conférence était donnée en prélude
à la remise du Prix littéraire de l'Académie.
Elle a été reprise le 18 avril 2008 devant les Amis
de l'Académie.
Dr Yvon Bénard
14
décembre 2007: "Maria Sibylla Merian (1647-1717):
une naturaliste et une grande artiste injustement méconnue"
par M. Marcel Weyant. Ce fut aussi une voyageuse, à la vie
mouvementée. En 1699, elle part avec sa fille, Dorothea,
pour le Surinam, colonie hollandaise au nord du Brésil. Elle
y découvre un monde totalement nouveau de plantes et de bêtes.
A son retour, elle les exposera dans la Métamorphosis, gros
in-folio qui reçut un accueil très favorable. M. Weyant
illustre son propos par la projection de nombreuses aquarelles;
il explique la technique de la gravure de l'artiste. Maria Sibylla
fut une femme indépendante, très en avance sur son
temps. On a vu en elle «la mère de l'entomologie».
La conférence de M. Weyant était donnée en
prélude au dîner annuel de l'Académie.
12
janvier 2008:
"Ada Lovelace, la première programmeuse"
par Mme Monique Drouet. Ada Lovelace? Un nom peu connu en France.
Pourtant elle fut la première "programmeuse", elle-même
ayant donné au mot "programme" le sens qu'on lui
connaît. Mme Drouet présente sa surprenante biographie,
sa démarche en tant que femme. Fille de Byron, née
en 1815, elle mourra seule et ruinée à 37 ans. Ce
sont les mathématiques qui la font triompher des vicissitudes
de l'existence. Elle collabore à l'invention d'une nouvelle
machine à calculer, la «machine analytique».
Sous l'influence du mathématicien A. de Morgan, elle
donnera au mot
«algorithme» son sens actuel. Elle concevra le fonctionnement
de ce qui est reconnu comme un «programme» pour la machine
analytique. Dans un article de 1843, elle ouvre des perspectives
logico-mathématiques importantes mais demandant aux statistiques
plus qu'elles ne peuvent garantir. Elle s'est ruinée en jouant
aux courses.

M. Leseigneur & Mme Drouet
2 février 2008:
"Une esquisse de la ville en 2050"
par M. Bernard Decomps, membre de l'Académie des Technologies.
Dans les décennies à venir, l'augmentation du nombre
des citadins sera considérable. M. Decomps travaille au sein
d'un pôle de compétivité: Ville et Mobilité
Durables (MVD). Celui-ci, réunissant des compétences
pluridisciplinaires, exerce une attention offensive sur les questions
environnementales. Mais l'élément commun est une approche
décisive de l'écologie. Parmi les nombreux «défis
de la ville», citons l'énergie, l'eau, l'espace, les
déchets. En ce qui concerne l'espace, on tiendra compte de
la qualité des paysages en ville, de la compacité
urbaine et du plan d'ensemble. La notion «d'échelles
spaciales» s'impose d'où plusieurs conclusions. La
ville est d'abord conçue pour ses habitants. De bons compromis
sont souvent nécessaires. Une responsabilité des citoyens
est indispensable. «L'avenir est au bouquet énergétique».
8 mars 2008: "Histoire
de la harpe, de l'antiquité à nos jours" par
Mme Bertile Foumier-Huguet. La harpe, pour la conférencière
nouvellement venue à l'Académie, est un instrument
de famille, un facteur d'équilibre aujourd'hui, mais qui
remonte à des temps très anciens. Un historique fort
technique mentionne la harpe arquée, la harpe angulaire,
la harpe gothique. A la harpe à simple mouvement s'opposera
la harpe à double mouvement (qu'emploient Wagner, Berlioz
... ). Vers 1915, Gustave Lyon invente la harpe chromatique. La
harpe est un instrument de choix en musique de chambre. Elle fut
incorporée à l'orchestre dès le XVIIIe siècle
(Mozart, Rendel... ) mais c'est surtout l'époque romantique
qui l'a mise en valeur. Puis Mme Fournier Huguet expose le
mécanisme de la harpe de concert. Joignant l'exemple à
la théorie, elle nous offre l'audition de plusieurs morceaux
de Haendel, Scarlatti, Marcel Tournier.
26
avril 2008:
"Le rôle et le fonctionnement du Sénat"
par M. Gérard Larcher, ancien ministre, sénateur-maire
de Rambouillet. Le conférencier s'insurge contre la distorsion
entre la réalité objective de cette Assemblée
et sa perception par le public. L'histoire du Sénat évoque
les idées de modération et de sagesse, d'inscription
dans la durée. S'il appartient au Pouvoir législatif,
il a une dimension territoriale capitale. Il s'efforce de compenser
le handicap des régions moins peuplées. Cherchant
à concilier les intérets des villes et des champs,
il participe à la politique d'aménagement du territoire.
Il veille à la protection
des citoyens. Il est le gardien des valeurs humanistes, à
l'avant-poste de la société qui se construit. II est
un stabilisateur en cas de crise. II n'est de vrai parlementarisme
qu'avec des Chambres agissantes. La stabilité politique du
régime est en jeu, ainsi que les valeurs de tolérance
et de liberté. «La liberté est toujours à
conquérir».

M. Gérard Larcher & M. Leseigneur
Rencontres-débats
des Amis de l'Académie
21 décembre 2007:
"Un grand homme de synthèse: Alexandre
von Humbolt (1769 1859)" par M. Marcel Weyant.
Il y a de cela deux siècles arrivait à Paris le plus
grand naturaliste de l'époque de Goethe, A. de Humboldt.
L'évènement décisif fut le long voyage en Amérique.
Il donna lieu à la publication du Voyage aux régions
équinoxiales du Nouveau Continent (1805-1832) et, plus tard,
de Kosmos. Humboldt a développé toutes les branches
alors existantes de la science en un savoir organisé. Il
s'est intéressé à l'histoire des disciplines.
C'est un humaniste dans l'esprit des Lumières, un esprit
cosmopolite, européen, francophile comme Goethe.
18 ianvier 2008: "La
performance du réseau ferroviaire" par
M. Jacques Frossard, directeur général de la SNCF.
Le conférencier apporte de nombreux faits et chiffres, par
exemple 32 000 km de lignes, 1 milliard de voyageurs par an. Les
atouts écologiques du mode ferroviaire sont considérables.
Le réseau normand est de 1 500 km. Le développement
ferroviaire dans nos deux régions est important. Grâce
aux Contrats de Projets Etat-Régions, la progression connaît
une hausse sans précédent. M. Frossard fait part de
plusieurs projets prometteurs.
15 février 2008:
" Les communications aériennes et maritimes
en Basse Normandie" par M. Paul Spriet,
ancien président de la Chambre de Commerce et d'Industrie.
Une part importante de la conférence porte sur l'histoire
de ces moyens de communication, sur les contraintes géographiques,
enfin sur le contexte économique. Le rôle des Chambres
de Commerce a été décisif Si le transport de
la houille a cessé à Caen-Ouistreham, le service des
ferries pour Portsmouth est un succès. La BasseNormandie
doit renforcer sa vocation maritime. Parmi les trois aéroports
de la région, c'est Caen-Carpiquet qui semble avoir le plus
d'avenir: lignes à courts et moyens courriers. Il reste une
tâche à accomplir en ce domaine. De toute façon,
c'est le client qui est maître du jeu.
28 mars 2008: "
Médecine, médecins: 1950-2000"
par les Drs Jean Debelle et André Valla. Le Dr Debelle s'en
tient à la médecine générale praticienne
pour dégager le sens profond de l'acte médical. Aux
exigences nouvelles des malades, la meilleure réponse du
médecin est la disponibilité, la présence,
l'écoute, la connaissance du milieu. L'avenir de la Sécurité
sociale est incertain; pouvons-nous compter sur le bon sens de nos
contemporains? Pour le Dr Valla, en cinquante ans, on a quitté
une médecine d'observation et une petite chirurgie pour des
résultats spectaculaires: les antibiotiques, la pilule contraceptive,
les greffes d'organes, la trithérapie du Sida, etc. L'aspect
institutionnel est important: loi
hospitalière (1970), Loi Veil (1975), Carte vitale ...
16 mai 2008: "
La littérature norvégienne" par
M. Eric Eydoux, professeur émérite à l'Université.
La littérature de la Norvège s'explique, en partie,
par la situation géographique et par l'histoire du pays.
Les premiers documents écrits sont les inscriptions runiques.
Le Moyen-Age connaît un essor poétique (l'Edda). Mais
le XIVe siècle apporte la peste et la fin de la souveraineté.
Après la «longue nuit danoise» apparaît
le romantisme national (contes et légendes populaires). Or,
l'historien Georg Brandes demande que l'on mette «les problèmes
en discussion». Et le réalisme va se développer
avec Ibsen, Bjornson. La Révolution industrielle
et les changements économiques, sociaux, politiques marquent
les romans de Sigrid Unsse!, Tarjei Vesaas, Johan Bargen. II existe
une importante littérature de femmes: Mmes Tove Nilsen, Herbjorg
Wassme ...

M. Eric Eydoux
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Le
petit journal
Chroniques:
Notre collègue Philippe Lenglart, auteur de Caen, architecture
et histoire (voir par ailleurs), a proposé cet été
dans "Ouest-France" une chronique illustrée allant
de l'époque de Guillaume à nos jours. Quant à
notre consœur Josette Bénard, elle a sa rubrique chaque
semaine dans "Liberté".
Incunables: Dans le cadre des activités
proposées entre 2008 et 2011 par le Laboratoire d'études
Italiennes, Ibériques et Ibéro-Américaines
(LEIA), notre consœur Silvia Fabrizio-Costa propose, en collaboration
avec Isabel Gonzillez, de l'Université de Santiago de Compostela,
et de Marie-Luce Demonet, du Centre d'études supérieures
sur la Renaissance-Tours, de créer une bibliothèque
virtuelle sur le thème: "Routes des Livres entre Galice
et Manche. Incunables italiens à Avranches, Coutances, Valognes
et Saint-Jacques-de-Compostelle".
Exposition: Notre confrère Jean-Pierre Marin,
ancien bâtonnier, n'est pas seulement l'auteur du livre Au
forgeron de Batna, il est aussi, à ses heures perdues,
un artiste peintre de talent. Du 20 mai au 1 eT juillet, il
a exposé à la Maison de l'Avocat, dix-sept de ses
œuvres' récentes sous le titre "Huiles sur bois".
Distinction: Notre collègue le chercheur
Gilles-Eric Séralini, professeur de biologie moléculaire
à l'Université, a été fait, dans le
cadre de la promotion de janvier, chevalier de l'Ordre national
du Mérite.
Visite: Le 17 mai, nous avons reçu le président
de la Conférence nationale des Académies de France,
M. Daniel Grasset, qui s'est dit satisfait de la bonne santé
de notre Compagnie, mettant ensuite l'accent sur les conférences
statutaires annuelles et la communication inter académique.

M. Leseigneur & M. Daniel Grasset
Conférence:
Organisée par le groupe Teilhard de Chardin de Basse-Normandie
sous l'impulsion de son président, notre collègue
Jacques Abbatucci, une conférence a été donnée
le 22 mai, à l'Université, par M. Roland Omnès,
physicien, professeur émérite et ancien président
de l'Université de Paris-Sud (Orsay). Thème de son
remarquable exposé: "La révélation des
lois de la nature", les plus fondamentales, au XXe siècle,
ne pouvant être qualifiées autrement que de révélation.
Le
Figaro: Lu dans Le Figaro du 6 juin un article sur Gérard
Larcher, sénateur UMP des Yvelines, maire de Rambouillet
et ancien ministre du travail, par ailleurs candidat à la
présidence du Sénat. Dans sa conclusion, le journal
fait référence à la conférence que le
candidat vînt prononcer à Caen le 26 avril à
l'invitation de l'Académie qu'il qualifie «d'aéropage
devant lequel il vaut mieux développer une analyse aboutie
que lancer des slogans simplificateurs» !
Livres
(1): Comme tous les ans, l'Académie avait son stand
au Salon du Livre de Caen, les 24 et 25 mai. Disposé différemment,
le diaporama réalisé l'année dernière
par Nicolas, notre secrétaire, et par l'ex-président
Gourbin, était davantage accessible au public. Autre innovation:
la présentation sur le stand d'ouvrages d'une demi douzaine
d'auteurs académiciens ainsi que de la revue littéraire
"Livres en vie" de notre consœur Babette Halbout-Cohen.

Table ronde au Salon du Livre de Caen
Livres
(2): Pour leur 25e anniversaire les 2 et 3 août,
les Journées du Livre de Granville, dont notre ex-président
Bernard Gourbin est dorénavant le Commissaire (aidé
en cela par un autre de nos collègues, Robert Sinsoilliez),
ont battu leur record d'audience: plus de 8000 visiteurs. Invitée
d'honneur, Mme Simone Veil a ouvert le salon en présence
de 80 auteurs, dont une vingtaine d'écrivains de grand renom
ainsi que de dix auteurs membres de notre Académie.
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Histoire
des Académies
VI.
Les "trouvailles" de la Société Académique
de Cherbourg
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par
Robert Lerouvillois (1)
Avec
la naissance de la Société académique de Cherbourg
en 1755, la vocation maritime de la ville, longtemps négligée,
s'affirme, bien qu'un corps expéditionnaire anglais ait détruit,
trois ans plus tard, les aménagements portuaires flambants
neufs. Le domaine maritime de la ville offre naturellement aux nouveaux
académiciens leurs sujets d'études préférentiels.
Le premier souci de la société qui venait de prendre
naissance était d'adopter des statuts et un règlement.
La décison fut prise de se réunir chaque semaine de
5 heures à 7 heures du soir, au domicile de Thomas Voisin
La Hougue qui se chargeait du secrétariat. Les statuts prescrivaient
de respecter la religion, d'honorer le Roi et l'Etat ainsi que d'éviter
toutes cabales. Chacun des membres, dont le nombre fut fixé
à vingt-quatre, s'engageait à fournir au moins un
travail chaque année; chacun était tenu au secret
des délibérations, sous peine d'exclusion. Le rythme
d'une séance hebdomadaire ne put être maintenu que
quelques années, après quoi l'on adopta la cadence
raisonnable d'une réunion mensuelle.
Quant au contenu des séances de la jeune compagnie, bientôt
fut mis sur pied un impressionnant programme de travaux, où
devaient être traités des sujets tels que «
les sciences exactes, les mathématiques pures avec leurs
applications diverses, la physique, l'astronomie, la navigation,
la botanique, la chimie, la philosophie, l'histoire, la législation,
l'archéologie, la littérature, la poésie elle-même».
Cette boulimie intellectuelle est très caractéristique
des illusions de l'époque où, chacun, selon ses moyens,
pensait pouvoir aborder, sans spécialisation préalable,
les divers domaines du savoir.
Quelques mois à peine après la mise en place de la
Société académique, les nouveaux partenaires
décidaient d'entreprendre un premier travail pratique d'archéologie,
à savoir une sortie collective de la compagnie <sur le
terrain» pour aller étudier et fouiller la galerie
druidique (ainsi la dénommait-on) des Pierres Pouquelées,
à Vauville. Cette allée couverte, toujours subsistante
bien que très ruinée par le vandalisme, est située
au flanc d'une colline pentue dominant la mer à 17 km à
vol d'oiseau à l'ouest de Cherbourg. Compte tenu des difficultés
de déplacement de l'époque dans les rares et mauvais
sentiers d'une région - la Hague - encore isolée et
peu accessible, on mesure les difficultés, et la volonté
des participants, de cette expédition qui n'avait rien d'une
promenade de santé.
Par malchance, aucun compte-rendu écrit n'a subsisté
de cette première sortie dont le promoteur était sans
nul doute Pierre de Chantereyne, âgé de vingt-sept
ans, grand amateur d'archéologie. Cette passion, il l'avait
héritée de son père l'avocat François
de Chantereyne dont subsistent quelques notes transmises par son
héritier. Celles-ci font état de découvertes
intéressantes de monnaies gallo-romaines et de sarcophages
du Bas Empire lors du démantèlement du château
médiéval de Cherbourg en 1689, et surtout, à
partir de 1688, lorsqu'avait été mis au jour un mystérieux
tombeau gallo-romain contenant des objets d'or et médailles
grecques d'Asie mineure. Une nouvelle fouille, à l'occasion
d'une trouvaille complémentaire, fut conduite au même
endroit, en 1740, sous la responsabilité de l'Académie
des Inscriptions et Belles Lettres dont le secrétaire perpétuel,
Claude Gros de Boze, signa en personne le rapport publié
dans les Mémoires de cette institution.
Ce qui intriguait Pierre de Chantereyne était la quasi-coïncidence
avec une autre découverte, celle de trois lunules d'or sur
un site très voisin, en 1749. Personne à l'époque
n'était en mesure d'établir qu'en réalité,
quelque mille huit cents ans d'ancienneté séparaient
ces bijoux de l'âge du Bronze ancien des monnaies romaines
ensevelies, à quelques pas, sur l'énigmatique montagne
du Roule.
En 1768, nouvelle trouvaille sur les pentes de la même colline,
celle d'une statuette de bronze romaine que devait acquérir
le perspicace collectionneur et antiquaire Henri Duchevreuil, futur
directeur de la Société académique. Elle figure
à présent parmi les collections du Muséum de
Cherbourg.
Après l'archéologie venait le tour de l'astronomie
et de la cartographie. Le 3 juin 1769, nous apprend le registre
des activités, «la compagnie s'est transportée
à la pointe d'Equeudreville, sur le fort Choiseul, pour observer
le passage de Vénus sur le disque du soleil, avec deux télescopes
de réflexion, de seize pouces, deux lunettes de quatre pieds,
un octant de réflexion et plusieurs montres et pendules qui
avaient été réglées sur la méridienne
de M Groult». Une précision: le fort Choiseul,
disparu depuis longtemps, était situé en bord de mer,
légèrement à l'ouest de la pointe du Homet,
sans doute sur les enrochements précédant l'anse de
Sainte-Anne.
Trois ans plus tard, Jean-Thomas Voisin La Hougue, alors secrétaire,
présentait la carte hydrographique qu'il venait de lever
des côtes de la Hague et du Val de Saire, «dressée,
précisait-il, à l'aide des pilotes et marins pratiques
du port», c'est-à-dire des professionnels familiers
de ces parages.
La même année, son collègue Pierre de Chantereyne
se livrait à une véritable campagne de fouilles archéologiques
sur la côte nord et le plateau de La Hague, notamment le secteur
qui s'étend en direction d'Eculleville, où l'on pouvait
repérer de nombreuses tombelles et d'énigmatiques
retranchements de terre.
Ces derniers avaient-ils ou non une relation avec le déjà
célèbre Haguedike qui intriguait tant les esprits
et où, beaucoup, voyaient «un camp militaire»,
mais sans pouvoir en préciser l'époque ni les constructeurs?
C'est ce que Chantereyne se proposait de tirer au clair. Par chance,
la plus grande partie de son texte a pu être récemment
retrouvée grâce à la transcription fidèle
effectuée vers 1809 par l'abbé Demons, jadis curé
de Cherbourg. C'est le plus vieux document connu décrivant
le Hague-dike tel qu'il se présentait dans l'ancien
temps.
En
1773, Pierre de Chantereyne persévérait en prospectant
cette fois l'allée couverte des Pierres Encouplées
à Tourlaville. Transcrite également plus tard par
Demons son évocation est d'autant plus précieuse que
ce monument mégalithique situé jadis sur la lande
Saint-Gabriel a entièrement disparu, démoli stupidement
par les militaires du Génie en 1899. Chantereyne a également
laissé la description de trois menhirs de la région:
celui du Mesnil-au-Val, et surtout La Pierre bleue à
La Glacerie, et La Pierre au serpent à Flamanville,
ces deux derniers abattus depuis longtemps. D'autres prospections
portèrent sur des tombelles de la Hague situées sur
la lande de Jobourg.
Ces
diverses fouilles archéologiques accomplie par des membres
de la Compagnie afin de faire avancer la connaissance - démarche
qui s'inscrivait dans le droit fil des Lumières - marquaient
son originalité foncière par rapport aux autres sociétés
savantes, plus d'un demi-siècle avant la création
de la Société des Antiquaires de Normandie qui verrait
le jour à Caen en 1824 seulement. Si l'on compare avec les
recherches archéologiques menées par Foucault et Galland
soixante-dix ans auparavant, observons que la motivation de ces
dernières n'était pas du tout la même, et qu'elles
avaient concerné fugitivement un cercle très restreint
d'érudits où quelques membres de l'Académie
de Caen n'occupaient qu'une place marginale. Du reste, au départ
de Foucault personne n'avait daigné poursuivre les investigations
brutalement interrompues.
Quant à
l'Académie de Rouen, pourtant née vingt ans avant
celle de Cherbourg, elle avait attendu la seconde moitié
du XVIIIe siècle pour s'occuper de recherches sur l'histoire
antique de la province.
(à
suivre)
(1)
Conférence donnée la 4 juin 2005 à l'occasion
du deux cent cinquantenaire de la Société nationale
académique de Cherbourg par Robert Lerouvillois, professeur
honoraire.
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tout renseignement ou toute information concernant la rédaction
de "La Gazette" sadresser
à Bernard Gourbin,14710 Bernesq, tél et fax : 02
31 22 54 48
ou au secrétariat de lAcadémie, Caen, tél.
02 31 86 14 16
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